Bruxelles, un endroit peu
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Sur le côté Est de Bruxelles, il y a notamment un ensemble presque continu de biotopes favorables aux oiseaux. La pièce centrale de cette ceinture verte de Bruxelles se trouve être le cours de la Woluwe.
Si l’on parcoure le cours de ce ruisseau en voie de réhabilitation, depuis le Nord de la capitale, on rencontre successivement quelques bassins d’ orage propices aux anatidés (classiquement colverts mais aussi pilets ou fuligules ) hivernants du côté de Vilvoorde, divers petits étangs de moindre attrait du côté de Diegem puis un fond de vallée intéressant le long des boulevards, avant d’arriver à l’enchaînement Hof Ter Musschen, Parc Malou, Parc des Sources puis Etangs de Woluwe & Etangs Mellaerts. Au delà des étangs Mellaerts, on trouve le grand étang de Val-Duchesse, propriété gouvernementale non accessible mais visible depuis les boulevards (un couple de cygnes tuberculés, anatidés, cormorans en hivernage). Non loin de là, les étangs de Rouge-Cloître...
Un peu plus au Sud, un nouvel enchaînement de divers étangs (Parc Seny, Etang de Watermael puis étangs de Boisfort).C’est incontestablement vers le Sud autour des étangs de Boisfort et des sites voisins du Plateau de la Foresterie, des vallons du Vuylbeek & des Enfants Noyés, en orée de Forêt de Soignes que l’on peut réaliser les meilleures observations ornithologiques. Cet endroit est également propice à l’observation de chiroptères (chauve-souris) et les deux vallons précités ont fait l’objet en 99 d’une campagne d’installation de boîtes propices à l’accueil de ces derniers.
La Foresterie a depuis toujours eu la réputation de servir de zone de repos ou transit migratoire pour les oiseaux ayant survolé Bruxelles (en suivant d’ailleurs grosso modo l’enchaînement évoqué ci-avant) avant qu’ils ne s’engagent dans ou au dessus, selon les espèces, de la vaste Forêt de Soignes.
A contrario, cette zone sert aussi d’espace plus dégagé pour les espèces sortant du bois ( pics épeiche, vert ou noir, épervier d’Europe par exemple).
| autres sites sur la Forêt de
Soignes
Guide
de la Forêt de Soignes, par info environnement (site
Bruxelles et environnement)
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Des îlots de verdure en périphérie de la villeHors la ceinture verte évoquée ci-avant, il existe encore de ci de là quelques coins de verdure plus ou moins préservé de la pression immobilière urbaine.Dans le Nord-Ouest de Bruxelles, il y a par exemple le complexe formé par les Marais de Jette-Ganshoren (oiseaux des roselières, dortoir de hiboux moyens-ducs en hiver) & le domaine voisin du Poelbos. Plus à l’Ouest, du côté de Berchem St Agathe, aussi quelques belles zones vertes. Au Sud, sur la commune d’Uccle, on retrouve le Kauwberg.
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Au Nord, en empruntant l’autoroute d’Anvers, on accède rapidement à Hofstade, grands étangs à visiter en hiver (plongeons, grèbes jougris, harles bièvres, goélands particuliers...) mais pas en été, à cause d’une pression touristique permanente. Plus loin, le Mechelsebroek ...à deux pas de Malines offre par exemple canards siffleurs, bécassines des marais ou hiboux moyens-ducs, sans compter la possibilité d’un passage migratoire (balbuzard par exemple).
Sur les côtés Nord-Ouest & Ouest, les abords du canal de Willebroek (surtout pour canards, harles ou garrots après un coup de froid hivernal), Grimbergen, Vilvoorde et plus loin Dilbeek ou Anderlecht offrent quelques zones vertes susceptibles d’ intérêt (passereaux, jaseur boréal en passage hivernal).
Le Sud, c’est majoritairement la grande Forêt de Soignes. A l’Ouest, au delà de la ceinture verte évoquée ci-avant, on retrouve quelques endroits qui méritent mention. Il y a par exemple l’Etang du Gris-Moulin, à la Hulpe, qui bien qu’intégré dans un domaine paysager fort fréquenté le week-end (Domaine Solvay), offre quelques possibilités d’observation.
Il y a aussi le complexe de la Vallée
de la Dyle, chapelet de grands étangs se situant dans un axe
Leuven-Wavre (Oud-Heverlee, Rode-St-Agathe, Korbeek-Dijle etc...) où
l’on retrouvera agréablement le Balbuzard en migration automnale
ou quelque rareté (ex : pygargue à queue blanche) en hiver.
Juste au delà de la Dyle, la grande
forêt
de Meerdal, qui au delà des oiseaux, abrite aussi chevreuils,
renards & blaireaux.
Dans Bruxelles même, il faut encore citer la Réserve Naturelle du Moeraskeà Evere, qui bien que situé en zone-tampon entre une gare de triage ferroviaire et des zones d’habitats denses recense un nombre impressionnant d’espèces observables.
| liens
sur les perriches
jeunes veuves d'Ixelles
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Des espèces exotiques en bonne santé dans et autour de Bruxelles ?Il est difficile d’aborder les sites dignes d’intérêt pour l’ornithologie dans les environs de Bruxelles sans évoquer également la situation de trois ou quatre espèces dont l’origine sauvage est douteuse mais dont la présence sur la région bruxelloise et au-delà est en augmentation.Perruches à collierOn compte en effet une population estimée à plus de 2000 individus d’une perruche de coloration verte proche du vert fluo avec une longue queue (nuancée de bleu chez le mâle) appelée Perruche à collier (Psittacula krameri). L'origine de l'implantation de l'espèce en région bruxelloise remonterait historiquement à la présence d'un Meli Park sur le plateau du Heysel (échappés ou lâchers sauvages).Le dortoir hivernal de la population bruxelloise se situe dans l'enceinte de l'OTAN à Evere (désormais célèbre grâce à la couverture médiatique de la guerre du Kosovo), sans doute pour bénéficier d'une certaine immunité diplomatique, mais est visible depuis le pourtour. L'extension de l'espèce est évidemment conditionnée par les capacités de reproduction et par la résistance aux rigueurs hivernales. Lorsque vient la saison des amours et des
nidifications, les perruches se dispersent dans toute la région
bruxelloise à la recherche de cavités arboricoles adaptées.
C'est ainsi qu'on en retrouve fréquemment du côté de
Meise (Jardin Botanique National), de l'Hof ter Musschen (Vallée
de la Woluwe), du cimetière d'Evere...
Même s'il ne s'agit pas là
d'une espèce "naturelle" (et qu'on pourrait craindre que sa bonne
santé génère une compétition avec d’autres
espèces intéressées pas les cavités tels pics
& hibous, chouettes ), cela reste malgré tout un spectacle intéressant.
Perriches jeunes-veuvesPour être complet, il existe sur Bruxelles au moins un dortoir de perriches jeunes-veuves.La perriche jeune-veuve ou perriche moine, (Myiopsitta monachus) est originaire des plaines d'Amérique du Sud. Elle est principalement verte avec un peu de bleu sur les ailes et du gris sur la tête et la poitrine. Elle a ceci de remarquable que c'est la seule espèce de perroquet qui contruit des nids de branches et brindilles. On la trouve introduite dans d'autres grandes villes d'Europe comme Berlin ou Barcelone. Elle est beaucoup plus locale que Psittacula krameri et n'est pas en expansion, au contraire. Il n'y aurait plus qu'une quarantaine d'individus (1998), contre environ le double il y a 10 ans (et environ 5 individus 10 ans plus tôt). Elle niche en colonies et le plus célèbre de leurs nids collectifs est place G. D'Arrezo, à Ixelles. C'est une grosse boule de branches accrochées à quelques mètres du sol. On a beaucoup moins de chance d'en apercevoir loin du nid. bibliographie : Etude de la population de Perriche jeune-veuve (Myiopsitta monachus) à Bruxelles, par Anne Weiserbs et Jean-Paul Jacob, in AVES, vol 36 n°4, juin 2000 Ouette d'Egypte et Bernache du CanadaQuittons l’univers des perruches et autres perriches pour nous intéresser à deux espèces d’ Ansériformes, à savoir l’oie (aussi dénommée ouette) d’Egypte (Alopochen aegyptiacus) et la Bernache du Canada (Branta Canadensis).La deuxième nommée semble
avoir pris possession ces dernières années de zones péri-urbaines
du Brabant flamand, du côté de Vilvoorde et de Humbeek, avec
notamment nidification confirmée sur les étangs du lieu dit
Bos van Aa (Humbeek).
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Liens
sur la Région Bruxelloise et le Brabant
Bruxelles et Environnement : http://www.ibgebim.be/FR/PUBLIC/index.htm |
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