Le Rouge-Cloître
Nature du site & végétation :
Situé à Auderghem, ce site est bien connu du public et comprend plusieurs zones: Des versants à sols calcaires bien exposés au sud abritent une végétation thermophile exceptionnelle. Ceux-ci sont régulièrement débroussaillés pour permettre aux espèces exigeantes en lumière de se développer. Citons par exemple le tamier, l'erythrée petite centaurée, la campanule gantelée, l'érable champêtre, le ligustrum vulgaire (dont une espèce voisine est abondamment utilisée pour réaliser des haies entre les jardins), la bruyère commune, etc. Une faune abondante mais discrète peuple ces lieux. L'exposition de ces talus est tellement favorable que les moines qui vivaient jadis ici y cultivaient la vigne!
Avifaune :
Photo Stéphane Moniotte - AVES Les étangs abritent une faune aquatique comprenant des oiseaux nicheurs ou simplement de passage: grèbe huppé, grèbe castagneux, fuligules milouin et morillon, héron cendré, foulque, et ... l'ouette d'Egypte! La bergeronnette des ruisseaux et le martin-pêcheur sont aussi des oiseaux nicheurs sur le site. Les zones plus boisées attirent une multitude d'oiseaux forestiers: les mésanges, la sitelle torchepot, les roitelets, et même quatres espèces de pics: le pic vert, le pic épeiche, le pic épeichette et le pic noir !
Autre faune :
Sur le plan mammifères, le site est encore fréquenté par le hérisson et le renard...et par l’écureuil roux.
Grenouilles et crapauds sont également présents. Mais quand les arbres se développent trop au bord des eaux, les roseaux disparaissent!! Voilà pourquoi un programme d'éclaircies des berges par abattage est en cours; il vise à la réinstallation de la végétation du bord des eaux et aquatique car celle-ci est plus propice à la faune (libellules, canards, hérons, etc.)
Photo Stéphane Moniotte - AVES
Divers :
Le vallon des Grandes Flosses parcouru par le ruisseau du Rouge- Cloître recèle une végétation marécageuse exceptionnelle mais très dégradée par les remblais provenant de boues de curage, le drainage et la plantation de peupliers. Le fauchage régulier de ces prairies humides avec exportation du foin permet aux espèces les plus fragiles de se redévelopper, leur étouffement par d'autres plantes envahissantes étant limité. Des petits barrages sur le ruisseau ont également fait remonter le niveau des eaux et revitalisé le marais. Enfin, les peupliers ont été éliminés par écorçage: on fait mourir l'arbre sur pied en enlevant à sa base un anneau de bois vivant pour couper la circulation de la sève, cela évite de faire des abattages qui causent presque toujours des dégâts importants. Ces arbres morts sont très recherchés par les oiseaux cavernicoles comme les pics, grimpereaux, sittelles. Les peupliers ont également la fâcheuse tendance d'assécher les marais car ils absorbent énormément d'eau et leurs feuilles mortes, très riches en azote, favorisent les espèces banales et envahissantes comme l'ortie au détriment de la flore marécageuse.Le vallon de la Sourdine est caractérisé par sa fraîcheur. Sa forêt qui n'est plus exploitée (réserve intégrale sans intervention de l'homme) abrite une belle population d'ail des Ours. Le piétinement extrême de ce site a contraint les gestionnaires à poser une clôture. Dommage mais indispensable!