Ces deux taxons font partie du complexe
« Pouillot véloce » et sont situés quasi aux
deux extrémités géographiques de ce complexe. Le premier,
Phylloscopus
brehmii, occupe la Péninsule Ibérique, l’extrême
sud-ouest de la France ainsi que le nord-ouest de l’Afrique. Le Pouillot
sibérien se reproduit lui en Asie, depuis l’est de l’Oural jusqu’à
l’Océan Pacifique. En plus de ces deux formes, ce complexe en comprend
cinq autres, observables dans le Paléarctique occidental. La sous-espèce
nominale collybita d’Europe de l’ouest niche au nord jusqu’aux Danemark
et (probablement cette sous-espèce) en Suède méridionale,
au sud jusqu’aux Pyrénées, l’Italie et la Grèce et
à l’est jusqu’à la Bulgarie , la Roumanie, la Hongrie et
la Pologne; elle se fond progressivement dans
abietinus dans le
nord-est de l’Allemagne, ainsi que dans le nord et l’est de la Pologne.
Les oiseaux de Norvège, de Suède (excepté le sud)
et à l’est jusqu’à l’Oural sont des
abietinus, les
populations de basse altitude du Caucase, de Transcaucasie et du
nord de l’Iran sont aussi de cette sous-espèce. Dans l’ouest et
le centre de la Turquie, il s’agit probablement de la forme nominale
mais, peut-être, d’une population intermédiaire entre collybita
et abietinus, et même éventuellement avec le Pouillot
du Caucase (P. lorenzii). Le Pouillot des Canaries, composé
de deux formes P. canariensis canariensis et P.c. exsul,
occupe les îles Canaries ; lorenzii niche dans le Caucase,
à plus haute altitude que abietinus. Le Pouillot ibérique
et ces deux derniers groupes sont bien distincts et sont généralement
reconnus comme de bonnes espèces. Le statut taxonomique de tristis
est plus controversé. Il s’approche par bien des caractères
du Pouillot du Caucase, P. lorenzii et mériterait peut-être
lui aussi d’être distingué spécifiquement.
Ci-dessus : Photo © A. Van den Berg Fair Isle 26.09.2001. Photo © Deryk Shaw |
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Pouillot ibériqueIl y a 4 données en Angleterre, la première en juin 1972, la deuxième en avril-mai 1992 et deux au printemps 1999. Aux Pays-Bas, 10 données sont connues dont 8 après 1980. Les observations sont toutes situées entre avril et mi juin. En France, ce pouillot est nicheur dans les Pyrénées occidentales quelques chanteurs ont été signalés ailleurs dont, entre autres, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans le Nord. En Belgique, il y a eu un chanteur entre le 1er mai et le 4 juin 1997 à Knocke. Un ex. avait aussi été observé en région wallonne en 1968 (DAMBIERMONT JL & FOUARGE J.). |
Pouillot sibérienEn France, il y a aussi 10 données, de 12 individus identifiés avec certitude comme appartenant à la forme tristis. Un ensemble plus important de 144 données, totalisant 171 individus, concerne des oiseaux qui présentaient les caractères des populations sibériennes de véloce, mais qui ne sont pas identifiés comme tristis certains. Ces oiseaux ont été observés entre début octobre et fin décembre, avec quelques données d’hivernage et un petit passage printanier noté en avril-début mai. En Belgique, il y a trois données d’oiseaux présentant tous les caractères de tristis. |
Quelques références
wallonnes :
DAMBIERMONT JL &
FOUARGE J. 1976 "A propos d'une première identification en
Belgique d'un Pouillot nordique (Ph.collybita abietinus,Nilsson)
Le GERFAUT 66 : 100-112
DAMBIERMONT JL &
FOUARGE J. 1968 :"Observation en Belgique d'un Pouillot véloce,
Phylloscopus
collybita,au chant "espagnol" " Le GERFAUT 58 : 108-113
Nous remercions vivement les auteurs des photos et le "Fair Isle Bird Observatory" pour leur aimable autorisation