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Figure
7. Aire de répartition européenne du putois
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L’aire
de répartition du putois couvre presque toute l’Europe, exception
faite des îles méditerranéennes, de la péninsule balka-nique et
de l’Irlande. En Grande-Bretagne, on ne le retrouve que dans le
sud (Pays de Galles). En Wallonie, le putois est largement répandu
dans toute la Wal-lonie, mise à part la Haute Ardenne.
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En
règle générale, les mammifères constituent
les proies principales de ce prédateur. De 42 à 99% du régime
alimentaire est constitué de rongeurs (campagnols, souris...) avec
notamment beaucoup de rats surmulots. En effet, l’agressivité
remarquable du putois lui permet de s’attaquer très facilement
au surmulot qui est une proie dangereuse et donc évitée
par d'autres prédateurs comme le chat sauvage ou domestique. Ainsi,
dans une région de France, une femelle de putois étudiée
pendant 34 jours, exploitait activement une importante population de surmulots,
dans une zone d'un quart d'hectare aux abords d’un bâtiment
agricole infesté par les rongeurs ; elle ne l’a quittée
qu’à la suite d’une intense campagne de dératisation.
Les suivis par radiopistage ont montré par ailleurs que le putois
chassait les rats dans leurs trous. Les rats musqués ne le sont
qu’accidentellement. Les oiseaux (0 à 27%), les amphibiens
(0 à 31%) et les lagomorphes (0 à 29%) apparaissent assez
régulièrement mais de façon saisonnière tandis
que les musaraignes (0 à 6%) et les poissons (0 à 11%) ne
constituent que des proies occasionnelles.Etant donné l’extrême
discrétion du Putois, il est rare qu'il se fasse tuer au fusil.
Par contre, le piège, lui, est une arme terriblement meurtrière.
De nature peu méfiante, le putois est en effet victime de l’irrésistible
manie qui le pousse à explorer tout orifice qu’il rencontre.
Lorsqu'il s'agit d'une chatière ou d'un autre piège, cette
curiosité lui est fatale...
En moyenne, les densités de Putois avoisinent 0.4 individus/km².
L’espérance de vie des mâles à la naissance
ne dépasserait pas 8 mois et leur longévité maximale
serait de l’ordre de 4 à 5 ans. Toutefois, leur longévité
potentielle est supérieure à 10 ans.
De
nombreux chercheurs ont exprimé leur inquiétude face
au déclin du putois qui a été observé
dans plusieurs pays européens (France, Danemark, Suisse, Allemagne).
Aucune donnée récente sur son statut n'est disponible
en Belgique. Cette espèce semblait toutefois encore en bonne
santé au début des années quatre-vingt. Néanmoins
étant donné la tendance générale observée
dans les pays limitrophes, il y a peu de chances pour que les populations
wallonnes soient épargnées par ce déclin. Il
est donc impératif de mieux connaître la situation du
Putois dans nos régions et d'étudier les causes potentielles
d'un taux de mortalité qui semble très élevé
et en augmentation. Parmi celles-ci, citons l’impact du piégeage,
de la circulation automobile ou d’autres causes plus insidieuses
comme les concentrations importantes en pesticides organochlorés
ou en PCB déjà observées chez plusieurs espèces
de rongeurs (Apodemus, Microtus,...), dont se nourrit
le Putois.
Le
rat surmulot adulte est un animal redoutable, défendant chèrement
sa peau et devant lequel reculent un bon nombre de carnivores. Le Putois
fait partie des quelques rares carnivores qui ne craignent pas d'attaquer
ce rat. En visitant, la nuit, les abords des villages et ses décharges
publiques, il opère ainsi un travail de “ dératisation ”
modulée et intelligente qui est loin d’être négligeable.ARTOIS M., BLANCOU J. et GERARD Y., 1982. Parasitisme du Putois (Mustela putorius) par Troglotrema acutum. Rev. Med. Vet., 133 (12). 771-777.
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