Deux cigognes blanches créent le spectacle depuis la fin de l'été 2000 et tout l'hiver le long de l'autoroute E42, à Villers-le-Bouillet, puis nichent à Horion-Hozémont

 
Migrateur sans frontières

Oiseau mythique (n'est-il pas censé, dans la légende populaire, apporter les bébés ?), la Cigogne blanche est facilement reconnaissable avec son bec et ses pattes rouges, son corps blanc et ses ailes noires. Migratrice, elle revient assez tôt au printemps sur ses lieux de nidification où elle a besoin d'arbres, de bâtiments ou d'autres constructions pour y placer son nid. Elle quitte l'Europe entre la fin juillet et la mi-septembre pour gagner le sud de l'Europe et l'Afrique. Pratiquant le vol à voile, cou et pattes tendus, elle franchit la Méditerranée au niveau des détroits du Bosphore pour les oiseaux orientaux et de Gibraltar pour les oiseaux occidentaux. La ligne de démarcation entre les deux voies migratoires se situe dans le nord de l'Allemagne. Les oiseaux survolant nos régions sont donc en route pour Gibraltar.


 
Un parcours semé d'embûches

Alors qu'elle est très populaire et protégée depuis longtemps dans les pays de culture germanique, de nombreux dangers guettent la cigogne blanche lors de ses migrations. Le principal est la chasse dont elle fait l'objet dans les pays africains mais aussi le braconnage qui sévit dans certains pays d'Europe, bien que l'espèce y soit légalement protégée.
Cet oiseau, qui atteint une envergure de 2 mètres, est surtout victime dans nos régions d'électrocution par contact avec des lignes à haute tension. Ces "accidents de parcours" combinés à des pratiques agricoles intensives et à des pertes d'habitats…  expliquent que la cigogne blanche reste une espèce rare chez nous.


 
La Cigogne blanche en Europe et en Belgique

 Autrefois, son aire de répartition couvrait toutes les régions tempérées et chaudes du Paléarctique mais, au cours des deux derniers siècles, elle a fortement décliné dans la plupart des pays d'Europe, surtout à l'Ouest. 
 En 1984, année d’un recensement international, l'effectif nicheur européen (90 % de l'effectif mondial), est estimé à 135 000 couples, dont la majeure partie dans l'Est de l'Europe. En Europe de l’Ouest, seule la population espagnole était significative. La plupart des populations concernées continuait à afficher un fort déclin avec, notamment, la quasi disparition de Suisse, des Pays-Bas et du Danemark. 
Depuis les années 1990, le processus s'est inversé et, en moins de 10 ans, les effectifs se sont sensiblement accrus dans de très nombreux pays de l'Union Européenne. En Espagne, par exemple, la population est passée de  6753 couples en 1984  à 16 643 couples en  1994. Dans le sud-est de l’Europe, les populations sont stables ou continuent leur déclin. Globalement, les recensements de 1994-1995 font état d’environ 166 000 couples.
Les raisons invoquées pour expliquer l’accroissement en Europe occidentale sont 
1) la fin des sécheresses excessives au Sahel à partir du milieu des années 80
2) le changement des méthodes culturales en Espagne
3)   la possibilité de trouver de la nourriture tout au long de l’année dans les décharges.
Si l’accroissement de la population peut s’expliquer par ces facteurs en Espagne notamment, dans les pays plus nordiques,  cette augmentation est, en grande partie, liée à des programmes de réintroduction. Nous ne retiendrons que les pays susceptibles d’influencer la présence des cigognes en Wallonie. 

En France, jusque dans les années 1970, la Cigogne blanche, à quelques exceptions sporadiques près, ne nichait qu’en Alsace et en Lorraine. De 170 à 180 couples dans les années 1940, la population française s'est effondrée à 9 couples en 1974.  A la fin des années 1970 et au début des années 1980, l'introduction d'oiseaux d'origine marocaine, puis la mise en place d'enclos d'élevage permet de maintenir cette population à 15-20 couples. Il faut attendre la fin des années 70 pour qu'enfin, l'installation des couples soit durable, puis la moitié de la décennie 1980, pour que ces installations deviennent le  moteur d'une colonisation continue dans le Nord, l’Est et l'Ouest du pays. En Flandre, la Cigogne blanche a disparu comme nicheur naturel depuis une nidification à  Gistel en 1895. L’espèce a été réintroduite en enclos au Zwin et à Planckendael. En 1998, 28 couples ont donné 8 jeunes au Zwin, 18 couples ont donné 22 jeunes à Planckendael. En 2001, une première nidification naturelle depuis la réintroduction a eu lieu à Lokeren (4 pulli)
Aux Pays-Bas, le nombre de couples est passé de 1 à 5 en 1985 à près de 90 en 1995 et à 380 en 1999, principalement suite à un programme de réintroduction. En Allemagne, partie orientale incluse, la population est passée de 3371 couples en 1984 à 4063 couples en 1995 ; la taille de la population orientale, purement naturelle, tend cependant à diminuer par rapport à la population totale du pays et l’on s’attend à des impacts négatifs de la modification des méthodes agraires dans cette partie du pays.
Au Danemark, la population nicheuse qui, en 1850, était estimée entre 8 à 10.000 couples, est passée de 19 couples en 1984 à 6 couples en 1996. Ce déclin, qui s’inscrit à l’opposé de la tendance générale, est attribué à la destruction des zones humides par drainage et à l’intensification de l’agriculture. En Suède, la population naturelle est éteinte depuis 1955. En 1989, un projet de réintroduction de la Cigogne blanche et de restauration des zones humides sur une large échelle voit le jour En 1996, 158 oiseaux sont réintroduits,  100 en captivité et le reste en liberté. La même année, un couple d’origine sauvage s’installe près d’un des enclos. En 1995, la population naturelle est estimée à 11 couples.

 
 
En Wallonie, l'espèce n'est plus nicheuse depuis près de deux siècles, à deux exceptions près : à Hachy (Lorraine belge) en 1972-73 et Samart (Philippeville, Entre-Sambre-et-Meuse) de 1979 à 1981. Ces oiseaux sont probablement issus de la maigre population française et leur nidification dans notre région doit être considérée au même titre que les quelques cas sporadiques relevés en dehors de l’Alsace et la Lorraine, en France. C'est donc essentiellement un migrateur dans notre région. Alors que le passage printanier est assez discret, la migration postnuptiale (automnale) de la cigogne blanche est souvent spectaculaire. Chaque automne, l'un ou l'autre de nos villages reçoit la visite de troupes parfois imposantes. Ainsi, en 2000, le survol de notre pays s'est produit dans la dernière décade d'août avec des groupes parfois très importants : 87 oiseaux simultanément en migration active le 22/08 à Torgny (Gaume), 79 à Visoulle le 21/08 et une soixantaine le 25/08 à Macquenoise, au sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse, pour ne citer que les plus spectaculaires.

 
 
Les cigognes de Villers-le-Bouillet et Horion : qui sont-elles ?

Pourquoi les cigognes blanches de Villers-le-Bouillet, arrivées en même temps que le gros des troupes n'ont-elles pas suivi leurs congénères et s'attardent-elles chez nous ? Deux hypothèses ont été avancées à l'époque :
1)Ces oiseaux seraient malades ou blessés et donc incapables de fournir les efforts nécessaires à leur déplacement sur de longues distances. Ils attendraient alors d'avoir repris quelques forces avant de poursuivre leur voyage. Un tel cas a été signalé à Woluwé-Saint-Lambert [Bruxelles] le 7 septembre dernier. Affaibli, l'oiseau a été amené dans un centre de revalidation où il a reçu des soins appropriés.
2)Ces oiseaux seraient d'origine captive (zoos, élevages privés…) ou feraient partie d'une population réintroduite et auraient perdu leur instinct migratoire. Ils auraient trouvé, dans les campagnes hesbignonnes, de quoi satisfaire leurs besoins alimentaires.
L'observation attentive ultérieure des deux cigognes de Villers-le-Bouillet a fait apparaître que l'une d'elles, celle qui se révèlera être le mâle, porte une bague bleue au tibia gauche, l'autre, la femelle porte une bague métallique au tarse droit avec l'inscription P998 HELGOL GERMANIA. L’oiseau  a été bagué au stade pullus à BOCHUM, Arnsberg, Allemagne (Rhénanie du  Nord-Westphalie), le 06/06/96.
L’absence de bague métallique a longtemps fait penser que le mâle était un individu échappé de captivité. Il pourrait cependant être issu du programme suédois. Aucune confiramtion n'a cependant été obtenue.


 
 

Pour en savoir plus sur la Cigogne blanche 

Les cigognes en Europe et dans le monde

La Cigogne blanche en Suisse      La Cigogne blanche en région flamande


 
 


 

Photos Jules Fouarge
cliquer sur le cliché désiré pour agrandir


2002







2003




 




Actualités des cigognes 
  • Observation d'une cigogne le 10 août sur un lampadaire à Lincent.(selon S. Sorbi)

  •  
  • 19/08/00 une Cigogne blanche, posée dans les champs dans la région de Villers-le-Bouillet, Verlaine (Pierre Loly).

  •  
  • 20/08/00 : Observation sur le lampadaire de l'autoroute à Villers, Pierre Duchesne 

  •  
  • 27/08/00 : Observation régulière à partir de cette date par Pierre Duchesne, Patrice De Gottal et d'autres. Et d'ores et déjà la question se pose :

  • Pourquoi cette cigogne ne continue-t-elle pas sa migration ?
     
  • Le 22/09/00, Observation en soirée d'une cigogne (une autre ?) sur un pylône GSM en construction.

  •  
  • Le 28/09/00: 1ère observation des deux cigognes en même temps.

  • Une possède une petite bague bleue (échappée de captivité ?), l'autre ne porte aucune bague.
    Selon l'agriculteur du coin, la deuxième serait venue, vers le 10 septembre et depuis ce moment, elles sont en permanence ensemble. D'après ses dires, elles ne sont pas farouches. Il les a approchées à quelques mètres avec son tracteur. Mais dès que l'homme descend de celui-ci et qu'il prend allure humaine, alors c'est l'envol...
     
  • Le jeudi 05/10 à 12h30, présence de deux Cigognes blanches posées sur deux lampadaires.

  • L'une d'elles est porteuse de la petite bague tibiale bleue à la patte gauche, l'autre est porteuse d'une bague grise ou métallique(mauvaise luminosité pour différencier) au tarse droit et ne porte apparemment pas de bague à la patte gauche comme j'ai pu le constater assez furtivement lorsqu'elle a bien voulu étendre sa patte quelques secondes pour se gratter!! Patrice de Gottal
     
  • Une cigogne (bague métal), à Vinalmont dans un champ en cours de semis, et l'autre (bague bleue), sur un lampadaire de l'E42. Elles sont distantes de +/- 2 km à vol d'oiseau. Patrice De Gottal
  • Le 17 novembre, je n'ai plus vu les cigognes depuis 4 jours. Pierre Duchesne.
  • Le 25/11 : Les Cigognes blanches de Villers-le-Bouillet semblent bel et bien avoir quitté la région. Les recherches de ces dernières semaines dans les campagnes avoisinantes sont restées vaines. De plus la jachère située derrière le dépôt Intermarché où elles se tenaient habituellement a été travaillée.Patrice de Gottal.
  • Le 2/12, j ai observé les deux cigognes blanches situées de part et d'autre de la route de remembrement qui relie Warnant-Dreye à Villers-le-Bouillet, au lieu dit "Longues Haies". Marc Mignon.
  • Le jeudi 7/12, les Cigognes se trouvaient juste de l'autre côté de l'autoroute par rapport à leur observation de samedi, toujours à Warnant-Dreye dans des chaumes. Par acquit de conscience, j'ai sorti la longue-vue et constaté à leurs bagues qu'il s'agissait bien des mêmes individus que ceux qui avaient été observés précédemment.Patrice de Gottal.
  • Le 16, les cigognes sont toujours bien présentes au lieux dit " Derrière les haies" à Villers le bouillet.Pierre Duchesne.
  • Le 17, à 16h30, lorsque le soleil s'est couché, les Cigognes se sont envolées et sont allées se percher sur un lampadaire à proximité de l'échangeur de Villers. Patrice de Gottal.

  •  

    En 2001, à Villers-le-Bouillet puis Horion-Hozémont

  • A Villers-le-Bouillet, les Cigognes blanches semblent avoir bien supporté la petite période hivernale de fin décembre. Elles étaient présentes le 01/01 et cet après-midi du 03. Patrice de Gottal.
  • La Cigogne blanche baguée métal de Villers-le-Bouillet a vraisemblablement levé le voile sur sa provenance ce vendredi  26/01/01. Ayant enfin pu lire les petits caractères de la bague, il apparaît que celle-ci a été posée en Allemagne. Le code va être vérifié. Patrice de Gottal
  • Samedi 10.03.2001 à Roloux (Fexhe-le-Haut-Clocher), 2 cigognes blanches évoluent à basse altitude au-dessus du village comme si elles cherchaient à se poser sur les toits. (Communiqué par AF Fouarge)
  • Ma dernière observation remonte au 25/02. Depuis, malgré quelques passages dans les sites où elles étaient observées d'habitude, je n'ai plus eu l'occasion de les voir. Patrice de Gottal (14/03)
  • J'ai pu, ce 25/03, vérifier que les Cigognes récemment arrivées à Horion-Hozémont et tentant peut-être une nidification sont bien celles qui ont hiverné à Villers-le-Bouillet. Patrice de Gottal
  • Ce samedi 14/04/01, une Cigogne (f) couchée sur le nid (couvaison possible) et l'autre (m) se nourrit dans la prairie en face du château. Patrice de Gottal
  • Ce 11/5, la femelle se tenait par moments debout sur le nid, avec les ailes légèrement écartées, comme pour faire de l'ombre et protéger du soleil. Les deux cigognes s'occupent plus du fond du nid. Grosse surprise : une troisième cigogne est venue faire un tour, se poser sur le nid et repartir. Plusieurs personnes ont confirmé avoir vu deux cigognes dans les terres avoisinantes pendant la journée. Pierre Duchesne.
  • Le 13/5, présence d'un ou plusieurs jeunes cigogneaux dans le nid. J'ai pu observer plusieurs régurgitations ce soir. Pierre Duchesne.
  • Vu pour la première fois, le dessus de la tête d'un des petits cigogneaux, mercredi 23/05/01. Pierre Duchesne.
  • Jeudi 24/5 au soir, confirmation d'au moins deux jeunes dans le nid. Pierre Duchesne.
  • Ce 29/5, tout continue à se passer sans problème chez les cigognes. La rotation des parents pour apporter de la nourriture continue normalement.La sécheresse a entraîné un changement de nourriture : moins de limaces et de vers de terre mais assez bien de taupes et parfois de petits poissons et, même, avant hier une superbe truite.Pierre Duchesne.
  • Le 6/6, un des petits grandit nettement; son duvet est remplacé par des petites plumes blanches.On commence à voir les ébauches des rémiges noires. Il se déplace dans le nid et commence à ouvrir les ailes. Par contre le deuxième ne donne plus signe de vie depuis le 02-06; issue fatale? Pierre Duchesne.
  • La Cigogne (femelle) porteuse de la bague métallique P998 HELGOL GERMANIA a été baguée au stade pullus à BOCHUM, Arnsberg, Allemagne (Rhénanie du Nord-Westphalie), le 06/06/96. Cela correspond à une distance de +/- 168 km par rapport à Villers-le-Bouillet. Le 15/06.
  • Le 17/7, le petit est au "bord de l'envol" comme du nid. On a assisté ces dernières soirées à de véritables cours d'envol de la part de la femelle.Pierre Duchesne.
  • Le 25/7, le cigogneau a pris son premier envol. Avec ses parents, il revient cependant encore occuper le nid régulièrement, notamment de nuit.
  • Le 8/9, les 2 adultes se nourrissent dans des chaumes à Jeneffe.
  • Fin octobre-début novembre, le couple passe encore la nuit sur le toit du château de Horion. (Jules Fouarge)

  •  

    En 2002

  • Le 10 janvier, nos cigognes ont remis le cap sur Villers-le-Bouillet  où elles ont passé l'hiver l'an dernier. L'après-midi, elles suivaient un tracteur occupé à labourer une terre proche de l'échangeur. (Patrice de Gottal)
  • Le 20 février, le retour au nid à Horion est confirmé.
  • Le 4 avril, la couvaison semble en cours; un accouplement est constaté le 5 encore.
  • Le 18 mai : A Horion , il y a une (des ? )naissances : j'ai pu apercevoir brièvement une

  • petite tête dodelinant et pendant les deux heures que j'ai passées là-bas, la femelle a consacré au moins la moitié de son temps à "travailler" le fond de l'aire . De plus il y a eu de petites régurgitations car l'adulte avalait manifestement après avoir "travaillé" dans l'aire.
    Le mâle s'est pointé après une heure trente d'affût et est resté un bon moment à l'aire (au moins vingt minutes en compagnie de la femelle). A noter aussi que la femelle tenait fréquemment les ailes entr'ouvertes, sans doute pour ombrer le(s) jeune(s). (Jules Fouarge)
  • Le 31 mai, un seul jeune était visible en soirée.
  • Je suis passé ce 21 juillet au château de Horion vers 19h50; les cigognes n'étaient pas là. Cependant, quelqu'un m'a dit les avoir vues pas loin dans un champ où elles se nourrissaient. Le jeune est maintenant bien grand et a pris son envol il y a un peu plus d'une semaine. Ce dernier accompagne les parents durant la journée pour aller se nourrir. Je suis repassé au château à 21h00; le jeune était debout sur le nid et les deux adultes étaient debout sur l'autre cheminée. Sinon, hier, j'ai vu un des adultes sur une cheminée à Noville elles sont d'ailleurs souvent présentes. (Sébastien Leunen).
  • Le 2 août, aucune cigogne n'est présente au château à 22h (Séb. Leunen)
  • Le 5 août, la famille a été aperçue à Fexhe-le-Haut-Clocher (1 à 2 km à vol d'oiseau du site de nidification) se nourrissant en bord de route sur un champ fraîchement retourné ou moissonné (Jules Fouarge).
  • Le 18 août, les 3 oiseaux sont encore présents à Noville où ils ont été repérés dans les jours qui précèdent
  • Le 8 septembre, dernière trace du trio, toujours à Noville où il était posé sur des lampadaires.
  • Les 8 et 31 décembre, l'on mentionne deux Cigognes blanches sur des lampadaires de l'autoroute E42 à Horion. S'agirait-il de notre couple ?

 

En 2003

 
  • Le 29 janvier 2003, deux Cigognes blanches se nourrissent dans une pâture à Jeneffe.
  • Fin février, le couple est régulièrement observé sur le nid qui est rehaussé.
  • La couvaison commence début avril.
  • La naissance de 4 oisillons est annoncée le 15 mai. Seuls 3 d'entre eux survivront.
  • Mi-juillet, les cigogneaux commencent à quitter le nid et à accompagner les parents; ils reviennent toutefois régulièrement.
  • Le 22, l'on apprend qu'un des jeunes s'est électrocuté en se posant sur un pylône d'une ligne à haute tension passant non loin du nid où les 2 jeunes survivants et un des parents sont encore observés le 23 au matin.
  • Le 28 novembre, le couple est revu sur les lampadaires de l'autoroute à Horion-Hozémont.
  • Depuis le 3 décembre, elles fréquentent une prairie de Jeneffe et passent la nuit sur un lampadaire au carrefour de Noville


En 2004

  • Le 3 janvier, le couple est revu en soirée au nid
  • Le  26 janvier, après quelques jours d'absence, elles reviennent à Jeneffe
  • Mi-mars, le couple est bien installé au nid et se prépare à une nouvelle aventure. Détails sur leur vie intime ci-dessous
  • Résultat : 3 jeunes depuis la mi-mai. Ils ont quitté le nid le 22 juillet.
  • Comme les autres années, aucune trace des jeunes à partir de septembre. Les parents continuent à fréquenter leurs quartiers d'hiver à Roloux et Jeneffe




En 2005
  • Le couple est signalé au nid le 6 février mais est encore régulièrement sur le site d'hivernage de Jeneffe
  • retour au nid dans le courant de mars
  • Début juin, un seul jeune est présent dans le nid








 

Lors de deux séances d'observation (les 15 et 17 mars 2004) des cigognes de Horion, l'accouplement a été noté avec dans les deux cas un "rituel" assez semblable qu'on peut résumer en trois phases :
1) Phase préparatoire : câlins consistant en délicats grattages du crâne du mâle par la femelle, au moins deux à trois séances entrecoupées de phases de repos et aussi de timides craquètements.


2) Phase d'accouplement : dans les deux cas , elle a été subite, sans que rien puisse visiblement le laisser prévoir à nos yeux d'humains. Elle a duré environ 15 à 20 secondes.

3) Phase post-copulatoire : immédiatement après l'acte, séance de craquètements de la part des deux oiseaux, puis un étirement d'ailes et repos somnolent.