La Dyle.Le "naturaliste
des années
1960-70" y ressentait probablement les mêmes émotions que
"l'ornithologue 2000" aujourd'hui à Harchies. Il y a une
soixantaine
d'années, le paysage était très ouvert de Wavre
à
Leuven, partagé entre pâturages et prés de fauche
humides;
le Busard cendré nichait
régulièrement
jusque dans les années 1940 et le Râle
des genêts aurait encore niché en 1948.
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ici un fond humide dans la vallée de la Nethen ( Marc Walravens) |
"Et si on créait des étangs dans les parties les plus humides ? "Voilà la
pisciculture
qui débarque dans la vallée: en une trentaine
d'années,
c'est un véritable chapelet d'étangs qui voit le
jour,
une aubaine pour les oiseaux d'eau. Dans le même temps, une bonne
partie des fonds humides restant est plantée de peupliers,
ce qui a peut-être favorisé le Loriot
et certainement, plus tard, la Grive litorne.
Des fauvettes aquatiques s'installent ou prospèrent (Rousserolle
turdoïde, Locustelles luscinioïde et tachetée,
Phragmite
des joncs, et même la Bouscarle
de Cetti dans les années 1980), alors que plusieurs
espèces
de canards apparaissent (Canard souchet,
Sarcelle
d'été et les fuligules
dans les années 1970). Même la Marouette
ponctuée niche.
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Et au passage ?Ah, le passage
en a aussi
fait rêver plus d'un à l'époque. Voir le Balbuzard
quitter son perchoir, disparaître en partie sous l'eau puis
reprendre
son envol un poisson au bout d'une patte était un des buts
avoués
d'une balade de printemps. Et si (presque par malchance?) il ne se
montrait
pas, finalement, avec les limicoles, sternes
et Mouettes pygmées que
l'on
avait pu observer sur la journée, ce n'était tout de
même
pas si mal. Surtout si on avait "eu" un labbe...
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En hiver?Pipits
spioncelles, Chevalier culblanc et bécassines, canards,
les trois espèces de cygnes,
du moins tant qu'il ne gelait pas trop, voire quelques oies,
voilà certes de quoi agrémenter une sortie à la
"mauvaise"
saison !
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Une promenade
dans le
bassin de la Dyle peut également être l'occasion de
s'initier
à l'une ou l'autre discipline, comme l'observation des
papillons
ou des libellules. La région présente en effet une
belle
richesse pour ces deux catégories d'insectes en moyenne Belgique.
Plus de 15
espèces
de libellules se rencontrent assez facilement, par simple
observation
au-dessus des étangs ou le long de leurs berges, mais
également
au hasard des promenades dans les champs, les prés et les bois.
Libellule déprimée, Agrion au corps de feu et Agrion
jouvencelle
se rencontrent fréquemment de mai à début juillet,
alors que Calopteryx, Aeschnes, Anax, Sympetrums, Orthétrums,
Lestes
et Agrions aux yeux rouges s'observent plutôt de juillet à
septembre.
Quant aux papillons
de jour, pas moins de 35 espèces ont
été
répertoriées dont près de 25 s'observent
régulièrement.
Parmi les plus intéressantes, on notera, par exemple, le
Machaon,
le Thécla du Chêne, le Thécla du Bouleau, l'Argus
à
bande noire, l'Argus icare, le Bronzé, la Sylvaine, la
Mégère
et, à l'occasion, un Soufré ou un Soucis.
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Pour
(re)découvrir
la région, nous vous proposons 4 circuits à parcourir
jumelles
au vent, l'oreille en alerte et, parfois... le nez au sol, les oiseaux
n'étant pas le seul intérêt du pays de la Dyle !
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Depuis la
gare de
Oud-Heverlee, suivre, vers le nord, la route qui longe le chemin de
fer. Après une centaine de mètres, la quitter lorsqu'elle
tourne à droite et emprunter un large chemin longeant la voie
ferrée.
A la hauteur d'une mare privée, passer sous un petit pont et
poursuivre
droit devant: le chemin serpente quelque peu, traverse une
pessière
(à propos, avez-vous entendu les huppés du coin, mésange
et roitelet?) et arrive aux
prairies.
En prenant
à gauche,
on rejoint l'étang de Oud-Heverlee sud. Le sentier longe
sa berge ouest. Martin-pêcheur,
fuligules,
Grand Cormoran et Grèbe huppé sont
généralement
présents. En juillet, les bords de l'étang sont bien
colorés:
les longs épis roses vifs de la Salicaire
côtoient ceux, jaune citron, de la Lysimaque
commune; les petites fleurs bleu pâle? des myosotis.
Et parmi les espèces moins communes : l'Achilée
sternutatoire (fleurs blanches). Lors des chaudes
journées
d'été, le site est propice à l'observation des libellules.
En hiver, si l'étang n'est pas gelé, plusieurs
espèces
d'oiseaux d'eau stationnent, comme les Sarcelles
d'hiver (souvent cachées dans la
végétation
de l'autre côté de l'étang) mais aussi le Canard
chipeau et parfois un Canard
siffleur.
Ne pas négliger de donner un coup de jumelles dans les vastes
prairies
où la Dyle déroule ses méandres : le Pipit
spioncelle y est régulier d'octobre à mars.
Quitter
l'étang en poursuivant le sentier vers le sud jusqu'à la
route. Au printemps, la roselière sèche et
piquetée
de buissons de saules abrite quelques couples de rousserolles,
la Locustelle tachetée et
parfois
la Gorgebleue.
A la route,
tourner à
droite, vers Korbeek-Dijle puis, juste après avoir
traversé
la Dyle, emprunter le chemin empierré à gauche : il
enjambe
deux petits ruisseaux puis longe la rivière sur sa berge ouest.
On remarque bien, ici, la grande largeur de la vallée. Le cours
d'eau y est encore laissé à lui-même,
déposant,
lors des crues, des alluvions de part et d'autre de son lit actuel et
créant
ainsi naturellement des dépressions humides entre celui-ci et
les
versants.
La
clôture au bout
du chemin est fermée? C'est normal : une chicane sur la gauche
permet
le passage (attention aux gros sacs à dos). La sortie,
identique,
se trouve entre les 2ème et 3ème peupliers de gauche,
à
l'autre bout de la prairie. Poursuivre ensuite le sentier qui entre
dans
l'aulnaie : en hiver, on y rencontre fréquemment quelques Tarins.
Après 225 m, ne pas rater le petit sentier à main
droite, à la hauteur d'un gros bouquet de saules : il traverse
un
ruisseau sur une large poutrelle métallique puis grimpe raide
sur
2 ou 3 mètres pour gravir la berge d'un étang.
Voici le Grote
Bron,
le grand étang de Neerijse. La vue sur la pièce
d'eau
est devenue quelque peu difficile suite au développement de la
végétation,
depuis que les grands peupliers ont été abattus, mais le
coin sud-ouest, où l'on arrive, présente une
trouée
satisfaisante. C'est l'un des meilleurs endroits pour observer le Balbuzard
en halte migratoire, ou le Grand Butor
hivernant; très intéressant pour les canards
et les grèbes
(jusqu'à
plusieurs centaines de fuligules
au
printemps, souvent quelques Canards chipeaux,
jusqu'à plus de 50 Sarcelles d'hiver
et autant de Canards souchets,
voire
de Grèbes castagneux en fin
d'été, régulièrement des Tadornes
de Belon au printemps...), mais ce peut être un
désert
en période de gel... ou après une chasse à
l'automne!
Lorsque le niveau de l'eau est bas et découvre des
vasières,
c'est un excellent point d'observation pour les limicoles
en période de migration - tout comme, d'ailleurs tous les
étangs
de la vallée, mais ces occasions se font de plus en plus rares.
Si
vous préférez ne pas dépasser quelques heures pour
votre sortie, il faudra faire demi-tour ici, rejoindre la
route
et la prendre vers la droite en passant la Dyle, jusqu'à la gare
de Oud-Heverlee. Sinon, poursuivre
sur la berge du Grote Bron jusqu'à l'extrémité
sud de l'étang et prendre le chemin qui s'enfonce dans le
sous-bois.
La Parisette à quatre feuilles
et l'abondance des noisetiers
indiquent
un sol riche et humide. Après un peu moins de deux cents
mètres,
tourner sur un sentier à gauche puis, rapidement, à
droite,
le long d'un fossé. Au bout de celui-ci, passer le pont sur
l'Ijse
et prendre à gauche, en passant la barrière et en
longeant
la rivière.
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On
pénètre
ainsi dans la réserve naturelle du Dode Bemde (beemd -
ou
bemd- signifie prairie humide), où un inlassable et remarquable
travail de gestion (abattage des bois de peuplier, restauration des
petits
étangs, prairies de fauche) donne des résultats
très
encourageants. Poursuivre le chemin le long de l'Ijse vers le nord
jusqu'à
son confluent avec la Dyle, que l'on descend ensuite vers le sud sur sa
rive droite. L'hiver, c'est l'un des meilleurs endroits pour observer
le
Pipit
spioncelle. A la hauteur d'un important pont sur la
rivière,
un sentier part sur la droite dans une prairie et se poursuit sur un
caillebotis
pour accéder aux étangs de Neerijse Kliniek. Si
la
Fauvette
grisette est très abondante dans les buissons des
prés
de fauche, c'est la Rousserolle verderolle
et la Locustelle tachetée
qui
habitent les grandes étendues de reine des prés. La Rousserolle
effarvatte et le Bruant des roseaux
se rencontrent, eux, dans la roselière le long du caillebotis. A
l'occasion, on peut avoir la chance d'entendre l'Hypolaïs
ictérine, le Rossignol
ou la Gorgebleue, mais cette
dernière
fréquente principalement les parties de la réserve non
accessibles
au public. Enfin, l'Hirondelle de rivage
se rencontre tout au long de la belle saison au-dessus des petits
étangs,
que fréquente régulièrement la Sarcelle
d'été.
En revenant sur
ses pas
jusqu'au grand pont sur la Dyle, on peut choisir de le passer et de
poursuivre
jusqu'au chemin de fer, que l'on longe ensuite, sans le traverser, pour
rejoindre la gare de Sint-Joris-Weert. Sinon on continue le
chemin
sur la rive droite de la rivière, sans traverser celle-ci :
après
avoir longé quelques prairies, on aborde de vieilles
peupleraies,
où le chant du Loriot
résonne
fréquemment au printemps. La Buse
variable
habite les environs et s'y observe toute l'année. Ayant rejoint
la route reliant Neerijse à Sint-Joris-Weert, l'emprunter sur
quelques
mètres pour traverser la Dyle puis prendre immédiatement
à droite en longeant la rivière sur sa rive gauche. Une
petite
pose au pont permet généralement d'observer la Bergeronnette
des ruisseaux.
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Le sentier se
rétrécit
rapidement, longe de près de très beaux méandres
naturels
et aboutit dans un champ au confluent de la Dyle et de la Nethen.
En remontant cet affluant sur quelques dizaines de mètres, on
rejoint
une route qu'il faut emprunter à droite sur environ un
kilomètre.
Peu après la première maison située à
gauche
de la route, s'engager sur un large chemin traversant un champ et le
poursuivre
lorsqu'il monte en tournant sur la digue d'un petit étang. A
peine
quelques dizaines de mètres plus loin, juste avant qu'il ne
redescende,
tourner à gauche dans un petit sentier qui mène à
un observatoire.
Nous sommes
arrivés
au Grootbroek, l'étang de Sint-Agatha-Rode, qui
porte
bien son nom : c'est le plus vaste de la région; moins riche en
oiseaux d'eau que le Grote Bron à Neerijse (peut-être
suite
à une piètre qualité de l'eau), il n'en demeure
pas
moins un haut lieu d'observation dans la vallée : le Grand
Cormoran y est présent toute l'année,
quelques
Guifettes
noires s'y attardent parfois, le Harle
piette s'y rencontre désormais presque chaque hiver,
parfois accompagné d'un Garrot,
et il s'agit d'un excellent poste d'observation pour les
rapaces, notamment en période de migration : le Balbuzard
y séjourne à chaque passage, le Faucon
hobereau s'observe d'avril à septembre, surtout
lorsqu'il
chasse les libellules en fin de saison et lorsqu'un Pygargue
à queue blanche fréquente la vallée, il
n'est pas rare de le voir au Grootbroek. Attention toutefois en
période
de chasse : le tir au colvert d'élevage est un bien triste
spectacle!
Pour
poursuivre, revenir
sur ses pas jusqu'au chemin et continuer à gauche, vers le sud.
Après quelques centaines de mètres, on aborde un vaste
ensemble
de pâtures qui peuvent être intéressantes tant en
hiver
(notamment par faibles gelées) qu'au printemps (passage actif et
passif). On entre en région Wallonne peu avant d'arriver
à
la route, que l'on prend à main gauche, vers Pécrot.
Juste après la première maison du village, s'engager
à
droite dans une petite rue.
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Après
deux cents
mètres, on aborde l'Etang de Pécrot, loué
et
géré par les Pêcheurs du Parc de La Dyle. La plus
grande
partie de la zone d'eau libre est vouée à la pêche
alors que la remarquable cariçaie-jonchaie et les aulnaies et
saulaies
inondées sont un refuge pour la faune et la flore : on y trouve
des touradons d'une espèce de laîche particulière (Carex
paniculata), qui chaque année pousse un peu plus
haut et finit par former une petite tour. Une autre plante, la Patience
maritime (Rumex maritimus), une oseille très
rare
à l'intérieur des terres, y pousse également en
abondance.
Le Grèbe huppé, le Fuligule
morillon et le Martin-pêcheur
s'observent facilement en période de nidification, à
l'opposé
du Râle d'eau, que l'on
entend
plus qu'on ne voit. Comme les autres étangs, celui de
Pécrot
est intéressant en passage, surtout lorsque le niveau des eaux
est
bas. Dès l'automne, les Bécassines
des marais peuvent y être nombreuses (jusqu'à
une
centaine)... mais il n'est pas toujours aisé de les observer :
elles
se cachent volontiers dans la végétation de la partie sud
de l'étang, qui leur offre une excellente aire de repos, et s'y
mêlent à tout autant de Sarcelles
d'hiver. D'octobre à mars, la cariçaie sert de
dortoir à quelques dizaines de Pipits
spioncelles,
alors qu'un nombre parfois impressionnant de Corbeaux
freux et de Choucas (jusqu'à
plus de 3.000) passent la nuit dans les peupleraies voisines.
La gare de
Pécrot
est toute proche : pour la rejoindre, il suffit de regagner la route et
de la suivre sur 200 mètres, jusqu'au passage à niveau.
Sinon,
en longeant discrètement l'étang sur sa rive est
(à
gauche en arrivant) et en veillant à ne pas déranger les
pêcheurs, il est possible de poursuivre la balade vers le sud.
Arrivé
au bout de l'étang, longer le petit côté du terrain
de football, emprunter un chemin carrossable jusqu'à la rue
Hoslet
et tourner à droite. Après avoir traversé un bois,
le chemin arrive au Grand Pré, où il tourne brusquement
vers
la gauche, longeant une friche humide et des pâtures
bordées
par la Dyle, peu visible à cet endroit. Quelques couples de Vanneaux
huppés nichent dans les prés alors que Rousserolle
verderolle et Fauvette grisette,
parfois accompagnées d'une Locustelle
tachetée,
habitent la zone humide. En hiver, Tarins,
Bouvreuils
et quelques fois le Chardonneret
fréquentent
les aulnes et les taillis et par temps de neige, il peut arriver de
rencontrer
un Butor en quête de
nourriture
dans l'un des nombreux fossés visibles depuis le chemin. Prendre
le premier chemin à gauche en direction des habitations puis
tourner
à droite, juste avant celles-ci, en longeant les jardins.
Après
la peupleraie, le sentier se rétrécit en traversant un
sous-bois,
à la sortie duquel il peut arriver d'entendre le Rossignol
ou l'Hypolaïs ictérine
puis rejoint une route, face au château de la Protection
Civile
et à l'ancienne fabrique Tudor. A gauche, à 150
mètres,
se trouve la gare de Florival. A droite, une petite heure de
balade
permet de découvrir la dernière pièce d'eau de la
promenade.
Pour rejoindre
l'étang
de Florival (ancienne commune d'Ottenburg), prendre la route vers
la
droite, passer la Dyle et poursuivre sur 350 mètres,
jusqu'à
ce qu'un large chemin carrossable parte à angle aigu sur la
gauche,
juste après une habitation : il mène au bord de
l'étang.
Transformé en friche humide suite à d'importants
problèmes
d'étanchéité, le site était voué
à
disparaître, jusqu'à ce qu'un projet de
réhabilitation
soit envisagé par la Région Flamande. Actuellement, la
petite
partie inondée de la roselière permet la nidification du
Grèbe
castagneux et la présence de quelques canards.
Râle
d'eau, Gorgebleue, Rousserolles
verderolle
et effarvatte, Bruant des roseaux
et
peut-être le Rossignol
nichent
sur le site. L'extrémité du bois de Laurensart, toute
proche,
permet généralement d'observer quelque
rapace ou d'entendre crier le Pic
noir.
Pour clôturer la promenade, revenir sur ses pas jusqu'à la
gare de Florival.
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A la chapelle,
on emprunte la
Walendreef, vers l'est (qui devient peu après la
Limietendreef)
et, tout en traversant la forêt, tantôt dans de vieilles
chênaies,
tantôt dans des hêtraies ou des peuplements mixtes de
feuillus
et de conifères, on rencontre, en abondance, toutes les
espèces
de mésanges
indigènes
ainsi que les deux roitelets. Le Gobe-mouche
gris, le Pouillot siffleur
et le Bouvreuil y sont
présents,
mais en petit nombre. La Grive draine
niche dans la forêt jardinée, de même que le Pigeon
colombin, et le chant du Coucou
gris
y résonne tout le printemps. Cinq espèces de pics se
reproduisent
ici : le Pic épeiche est
certes
le plus commun mais le Pic mar
n'est
pas rare, principalement dans les vieilles chênaies, alors que le
Pic
noir fréquente plutôt les hêtraies et
plantations
de conifères. Le
Pic vert
préfère
les lisières et c'est sans conteste le benjamin d'entre eux, le
Pic
épeichette, qui est le plus rarement contacté.
Inutile d'utiliser la repasse à l'enregistreur pour attirer ces
oiseaux (au risque de n'attirer qu'un autre ornithologue...). Mieux
vaut
y préférer une belle journée ensoleillée de
février ou de mars, lorsque l'activité nuptiale et les
manifestations
vocales des pics sont à leur comble. Ce sera d'ailleurs
peut-être
l'occasion d'assister en outre à la parade nuptiale de l'Autour
ou d'un couple de Buse.
Lorsque la
Limietendreef rejoint l'orée
est de la forêt, tourner à droite sur un chemin agricole
traversant
le plateau de Mille et rejoignant la chapelle du
Rond-Chêne.
Peu avant d'atteindre celle-ci, tourner à nouveau à
droite
et remonter sur un chemin à travers champs jusqu'à la
lisière
de la forêt, au lieu-dit
le Cayberg. Là, prendre une
grande voie carrossable vers la gauche, passer devant la Ferme des
Biches
et poursuivre jusqu'à la maison forestière De Warrande.
Cette escapade à travers champs permet la découverte des
Bruants
proyer et jaune, de la Bergeronnette
printanière, de la Linotte
mélodieuse
ou de la Fauvette grisette.
Quelques
couples de Perdrix grises habitent
encore les lieux et la Caille se
manifeste
plus ou moins abondamment selon les années, habituellement lors
des chaudes soirées de juin. Le Vanneau
huppé niche régulièrement et stationne
parfois en grandes bandes à la mauvaise saison. Ceci ne manque
pas
d'attirer l'Autour
ou l'Epervier.
Buse
variable et Faucon
crécerelle
sont également fréquents. Le
Busard
des roseaux s'observe d'avril à octobre, le Busard
Saint-Martin l'autre moitié de l'année. La
chance
permet parfois de rencontrer le Busard
cendré.
Il est souvent payant de scruter le ciel au-dessus de la forêt
depuis
le chemin de crête allant du Cayberg à la maison
forestière
: outre les rapaces déjà cités, les chances sont
importantes,
à la belle saison, d'y découvrir l'une ou l'autre Bondrée
voire un Faucon hobereau.
A la maison
forestière
De Warrande, où nichent le Moineau
friquet et le Rougequeue noir,
tourner à droite dans une longue allée bordée de
vieux
hêtres pourpres. A l'orée de la forêt, tourner
à
nouveau à droite sur un chemin bordé des mêmes
arbres
et le poursuivre jusqu'à ce qu'il descende et arrive au Dikke
Eik, un remarquable chêne plusieurs fois centenaire. Y
prendre,
à gauche, la drève du même nom, jusqu'à
retrouver
la Walendreef, qui, en l'empruntant à gauche, nous
ramène
à notre point de départ.
Une promenade
vespérale
en lisière de la forêt et dans les champs par une belle
soirée
de juin sera généralement l'occasion d'observer la croule
de la Bécasse et d'entendre
crier les jeunes de la Chouette hulotte
et du Hibou moyen-duc alors que
les
chants de la Caille et de la Perdrix
grise s'élèvent dans la fraîcheur du
soir.
Parfois les cris de la Chouette chevêche
retentissent au loin, du côté de Mille.
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A
l'église, on
emprunte le petit sentier partant à gauche, devant
l'édifice,
et qui, le contournant en montant, rejoint la rue de la Bryle.
Traversant
cette dernière, on s'engage dans la rue de Linsmeau qui,
après
avoir traversé un premier champ, descend en un chemin creux en
longeant
prairies, haies et bosquets.C'est le domaine du Bruant
jaune et de la Fauvette grisette
à la belle saison, des quatre
espèces
de grives l'autre moitié de l'année. Au bas de
la descente, tourner à gauche, en direction des bois de
Beausart
et Linsmeau. Un coup d'oeil aux jumelles permet souvent
l'observation
de quelque rapace : Buse variable, Epervier,
Autour
et Faucons crécerelle et hobereau s'y rencontrent
régulièrement.
En poursuivant le chemin montant dans le bois, on rejoint
l'entrée
de la Ferme de Linsmeau. Juste après celle-ci, tourner
à
gauche et longer le bois du même nom pour aborder le vaste plateau
de Gottechain. Ayant quitté la lisière, prendre le
premier
chemin à droite puis le premier à gauche. Au croisement
suivant,
tourner à gauche tout en laissant un chemin de chaque
côté.
Poursuivre pendant un peu moins de 2 km en passant deux croisements
puis
tourner à gauche dans le chemin venant d'Hamme-Mille qui,
en passant à proximité de la vieille Ferme du Chapitre,
permet, par les rues de Nodebais et des Déportés, de
rejoindre
l'église. De mi-avril à début juillet, ce parcours
est l'occasion d'observer avec certitude le Bruant
proyer (une dizaine de couples) et la Bergeronnette
printanière (une quinzaine de couples). La Caille
est annuelle et la Perdrix grise
se
rencontre toute l'année. Le Vanneau
huppé
niche et stationne par milliers à l'arrière saison,
souvent
accompagnés de Pluviers dorés.
Busard
Saint-Martin, Epervier et Faucon émerillon sont
réguliers
au passage ou en hiver. Le Busard des roseaux
estive alors que le Busard cendré
est occasionnel. Une promenade en avril - mai ou en août -
septembre
est l'occasion de rencontrer immanquablement des migrateurs, dont les Traquets
motteux, tarier et pâtre, quantités de Bergeronnette
grises et printanières, de Pipits
farlouses, en plus petit nombre le Pipit
des arbres et, d'octobre à mars, parfois le Pipit
spioncelle.
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Ce plateau
s'aborde
avantageusement à partir de Bossut : descendre vers le
nord,
vers la vieille ferme du Grand-Royal, tourner à gauche et
traverser
le Champ de Bossut en direction de Nethen, jusqu'au lieu-dit Paradis.
De là, remonter vers La Malhaise, poursuivre vers la
Verte
Voie mais, dans la descente, reprendre un chemin remontant sur le
plateau
et rejoignant Bossut. Cette promenade est également facilement
accessible
à partir des gares de Pécrot et de Florival.
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Où ?La
région concernée
ici s'étend de l'étang de Florival (commune de
Huldenberg)
au sud (carte IGN 32/5-6) à ceux d'Oud-Heverlee au nord (carte
IGN
32/1-2) et comprend bois et plateaux cultivés à l'est,
sur
les communes de Grez-Doiceau et Beauvechain.
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Quand ?Toute
période
est intéressante, avec une préférence lors des
périodes
de passage migratoire. Les périodes de gel prononcé
chassent
généralement la majorité des oiseaux d'eau. Quant
à l'été, il s'agit d'une période plus
calme,
du moins pour les oiseaux; c'est alors le moment de s'intéresser
aux papillons, libellules ou autres coccinelles...
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Comment y arriver ?En voiture, en
train
(ligne Ottignies - Wavre - Leuven, gares de Florival, Pécrot,
Sint-Joris-Weert
et Oud-Heverlee) ou bien sûr à vélo, le moyen de
locomotion
idéal pour rallier rapidement chaque étang ou pour
parcourir
les plateaux et bois voisins (la promenade n°1 n'est pas
adaptée
au vélo).
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Bon à savoir
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Sources d'informations
|
(Texte de Marc Walravens et Guy Rotsaert)