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Comment reconnaître le Bruant proyer?

Le Bruant proyer est un oiseau assez mal connu de nos campagnes. C’est le plus corpulent des Bruants d’Europe dont la tête volumineuse laisse apparaître des « moustaches » claires encadrant un fort bec jaunâtre. Son plumage est brun-gris et la poitrine chamoisée est striée. Une tache irrégulière sombre s’en dégage souvent. Mâle et femelle ont des livrées semblables, seuls les jeunes sont un peu plus clairs. Il a des allures d’Alouette des champs mais l’absence de blanc sur les rectrices externes et le bord postérieur de l’aile permet cependant de ne pas le confondre.

Mode de vie

Dès le mois de mars, le proyer apprécie les postes élevés pour chanter. Souvent perché en évidence au sommet d’un buisson, d’un tas de fumier, d’une clôture ou sur une ligne électrique, il entonne un chant simple et strident, sorte de cliquetis ascendant et accéléré, évoquant le bruit d’aiguilles à tricoter tombant l’une sur l’autre. Ce chant qui facilite l’identification peut même être entendu l’hiver. Par ailleurs, c’est un oiseau assez farouche et mieux vaut se tenir à distance par crainte de le voir s’envoler rapidement, les pattes parfois pendantes. Il affectionne les milieux ouverts aux horizons dégagés et à végétation basse (cultures, friches, et prairies). Le nid, construit à terre par la femelle, est une coupe d'herbes et de racines. Les 3 à 5 œufs brunâtres sont couvés 12-13 jours par la femelle, souvent à partir du mois de mai. Les jeunes quittent le nid rapidement avant même de pouvoir voler. Une seconde ponte après l'émancipation des jeunes n’est pas rare. Le mâle est également connu pour être polygame.

C’est un migrateur partiel dont les mouvements migratoires sont peu étudiés. Toutefois, les nicheurs belges seraient en grande partie sédentaire. Dès le mois d’août, Il est en effet possible d’observer des rassemblements qui peuvent atteindre plusieurs dizaines d’individus, voire plusieurs centaines au cœur de l’hiver. À cette époque, ces groupes fréquentent volontiers d’autres espèces (Alouette des champs, Linotte mélodieuse, Bruant jaune …) sur les lieux de nourrissage.

Méthode de recensement

Nous vous proposons d'appliquer chez nous la méthode mise au point dans le cadre d'un inventaire de l'espèce dans le Brabant flamand en 2008. Voici le document traduit par les soins de Thierry Ory :

methode inventaire Bruant proyer.pdf methode inventaire Bruant proyer.pdf (46.77 KB)

Choix des carrés à inventorier

Sur la carte ci-dessous, la répartition actuelle (2001-2007) du Bruant proyer en Wallonie est représentée par le contours vert. C'est dans ce territoire qu'ont été choisis les carrés à recenser. Cette zone a également été fournie aux personnes en charge de promouvoir les Mesures Agri-Environnementales (MAE), certaines MAE spécifiques au Bruant proyer devraient y être proposées aux agriculteur (collaboration Région wallonie - DGO3 - GIREA/UCL - Aves).

Les carrés pris en charge au 1er juin 2010 par les volontaires, tous très motivés, sont représentés sur la même carte (carrés rouges). Il est donc encore possible de compléter les zones inventoriées, notamment entre Burdinne et Waremme, à l'ouest de Gembloux et hors de la zone « Paco », soit dans le Hainaut.

Cette carte sera mise à jour régulièrement, en fonction de l'évolution du projet. Contactez-nous pour participer.

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