Aves, p�le ornithologique de Natagora

Que faire en cas de découverte ou d’observation d’un migrateur rare ou égaré ?

Bien sûr, il faut d’abord apporter tout le soin nécessaire à la description de l’oiseau (notes, croquis…), notamment pour le rapport destiné à la Commission d’Homologation qui permettra de confirmer ultérieurement l’identification.

Conseils à suivre si on découvre un migrateur rare ou égaré :

  • Prévenir le propriétaire ou le gestionnaire des lieux. L’un ou l’autre peut certainement prendre des mesures pour assurer la tranquillité de l’oiseau et le respect du milieu. D’un autre côté, il ne souhaite peut-être pas voir la propriété envahie par des ornithologues. Tenir compte de ses souhaits pour évaluer la manière dont l’information sera communiquée. S’il est compréhensif, veiller à lui assurer un suivi de l’observation et le remercier publiquement.
  • Si le propriétaire l’autorise et que la tranquillité de l’oiseau peut être assurée, partager sa découverte en la communiquant par les moyens adéquats tout en évitant une diffusion imprudente dans la presse écrite et audiovisuelle. Ne pas  nécessairement  compter qu’un autre le fera à sa place ; le plus vite est souvent le mieux. Les données utiles comprennent notamment : l’heure de l’observation, l’itinéraire d’accès, l’endroit où se garer, les restrictions éventuelles.

Conseils à suivre si on bénéficie de la découverte d’un autre observateur:

  • Respecter l’avis et les instructions du découvreur de même que les consignes de ceux qui connaissent bien l’endroit et les autres espèces qui y vivent. Si l’oiseau n’est pas visible, il n’est peut-être pas loin : mieux vaut être patient que battre la campagne au risque de provoquer la fuite. S’il s’envole plus loin, lui laisser l’opportunité de revenir. Pour éviter pertes de temps et déplacements inutiles aux autres observateurs, communiquer sans tarder tout changement de localisation ainsi que départ ou absence de l’oiseau recherché.
  • Il est préférable que les observateurs soient groupés plutôt que d’encercler l’oiseau. Un cercle qui se referme progressivement sur l’oiseau ne peut que provoquer l’envol au moment où la distance de fuite est franchie de tous côtés, avec le risque de le voir disparaître ; à l’inverse, un groupe qui progresse lui laisse la possibilité de s’écarter à mesure sans nécessairement devoir s’envoler pour se mettre à l’abri. En général, si on essaie d’assurer un peu de discipline, les autres ornithologues se montrent compréhensifs. Se dire que personne n’a de passe-droit et ne peut risquer de faire partir l’oiseau, même pour une photo.
  • Les précautions éthiques relatives au dérangement sont bien sûr d’application comme pour tout autre oiseau. Mais elles le sont avec une acuité d’autant plus grande qu’un oiseau rare est soumis à la curiosité de nombreux observateurs et donc à une présence parfois continue durant les heures d’activité ou de nourrissage. Tout ce qui pourrait s’apparenter à du harcèlement doit évidemment être banni et chacun sera donc attentif à garder une distance qui permette à l’oiseau de se livrer sans crainte à ses activités habituelles.

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