Aves, p�le ornithologique de Natagora

La recherche scientifique permet-elle de déroger aux principes éthiques ?

La fin ne justifie pas les moyens.  La qualité de «scientifique» liée à une activité ne confère pas le droit de se soustraire aux principes de déontologie.
A toute recherche scientifique est attachée une finalité (ce que l’activité essaie de découvrir ou démontrer et son intérêt) et un protocole (la manière de faire, le matériel, la méthode utilisée). Celui-ci doit entraîner le moins possible de perturbation. A défaut, il y a lieu de s’interroger sur la recherche elle-même et de se demander si l’avancée espérée en termes de connaissance scientifique et de conservation des espèces la justifie vraiment. Ces recherches ne devraient jamais aboutir à mettre en péril les populations concernées. Dans le doute, les conseils de collègues peuvent s’avérer très utiles.



Un bon exemple
En Asie, toute la population connue d’Ibis chauves  -espèce très menacée -  se limite à 3 couples nichant en Syrie. Les capturer et leur placer un émetteur satellite présente toujours un risque et génère du stress. Mais c’est peu à côté de l’information que cette recherche a fournie : découvrir le site d’hivernage de cette population en Ethiopie et ouvrir ainsi la porte à des mesures de protection sur les lieux d’hivernage aussi (voir  www.rspb.org.uk/tracking/northern_bald_ibis.as ).

Un mauvais exemple
En 2005, un scientifique autrichien a proposé d’abattre 144 Busards des roseaux pour analyser le contenu de leur estomac. Ce projet a provoqué un tollé en Autriche et ailleurs en Europe. Est-il indispensable de mettre à mort des oiseaux pour étudier leur régime alimentaire, au demeurant assez bien connu et susceptible d’être étudié par des techniques non destructrices ? Quel bénéfice l’espèce peut-elle en retirer ?

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