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Résolvons les mystères du plus royal des rapaces

Le milan royal est un des plus spectaculaires oiseaux nicheurs de Wallonie. Son vol majestueux, sa maitrise parfaite des airs et ses couleurs contrastées ne laissent personne indifférent. Il ne niche régulièrement dans notre pays que depuis une quarantaine d’années. Mais il y a établi un de ses plus solides bastions européens, en particulier dans les régions herbagères des communes germanophones.

 

Et c’est là un étonnant paradoxe : l’espèce est en déclin dans une partie de l’Europe. Elle est d’ailleurs classée « à la limite d’être menacée d’extinction » selon la liste rouge mondiale UICN/BirdLife. Or, en Wallonie, la population semble pour l’instant en très bonne santé et les densités des reproducteurs dans les cantons de l’est figurent parmi les plus élevées pour l’espèce. Cette situation nous confère une responsabilité particulière : assurer la pérennité voire le développement de ce noyau reproducteur significatif à l’échelle européenne.

 

Pour y parvenir, il est important de bien comprendre les éléments du paysage qui favorisent ce rapace, afin d'éviter un retournement de situation et, peut-être, d'inspirer des actions de conservation pour d'autres régions où le milan est en moins bonne posture. Il nous faut donc répondre à plusieurs questions et, notamment :

  • Quels facteurs favorisent le succès reproducteur de ce rapace ? Chez nous, l’espèce semble liée à la pratique de l’élevage bovin à petite échelle (prairies, petits villages et bocages riches en proies). Mais les éléments déterminants de cette relation doivent être précisés.
  • La principale menace sur l’espèce concerne les empoisonnements, surtout constatés en France et en Espagne. Où les milans belges passent-ils donc l’hiver et de quoi dépendent-ils pendant la mauvaise saison ?
  • Comment faire cohabiter les éoliennes et ce grand planeur ? Un projet financé par la Wallonie nous a déjà permis de développer des premières recommandations concrètes en ce sens. Il faut maintenant les affiner.

Pour répondre à ces questions cruciales, nous faisons appel à votre soutien. Nous cherchons en effet à financer l’achat et le placement de balises GPS solaires, une technologie révolutionnaire qui nous permet de suivre en détails les milans tout au long de l’année. Chacune de ces balises fournit des informations très précieuses mais coûte un peu plus de 1.500 €. En comptant les autres frais associés (déplacements, matériels, gestion des données...), nous estimons qu'environ 3.000 € sont nécessaires pour suivre un oiseau pendant toute une année et nous apporter des informations sur les habitats qu'il utilise pendant la saison de reproduction, la migration et l'hivernage. Nous suggérons en particulier à des groupes locaux la possibilité de sponsoriser un individu en particulier. Le groupe "Formation Ornitho du CRIE d'Harchies" a ainsi sponsorisé le milan "Archimède" en 2015 et la section Aves-Liège nous a quant à elle permis de suivre le milan "Tchantchès" depuis juin 2016. Pour plus d'info, contactez Jean-Yves Paquet.

 
Grâce à votre soutien, nous disposerons d’études concrètes pour protéger ces rapaces exceptionnels !

 

Résumé du projet

Objectifs :

  • comprendre comment les milans exploitent les ressources disponibles et tirent profit des pratiques agricoles locales ;
  • amener des éléments concrets dans le cadre du développement des éoliennes, car l'espèce est particulièrement sensible aux risques de collision avec ces machines.

En 2000 : Une équipe conduite par Stef van Rijn et Paul Voskamp, ornithologues passionnés par l'espèce, se lance dans l’étude de la population et de l'écologie du Milan royal dans les cantons de l’est.

En 2014 : Une collaboration s'engage entre l'équipe initiale, des bagueurs locaux, Aves et Aves-Ostkantone. Avec le soutien du Ministre de l'Aménagement du Territoire de la Wallonie, quatre milans adultes sont équipés d'une balise GPS-UHF-SMS qui permet de suivre finement leurs déplacements au moment de l'élevage des jeunes (jusqu'à 10-12 localisations précises par heure !).

En 2015 : L’équipe souhaite poursuivre le projet et équiper d’autres oiseaux de nouvelles balises GPS pour récolter de précieuses informations.

Quelques liens pour aller plus loin :

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