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La Chouette de Tengmalm en 2015

Chouette de Tengmalm, Haute-Ardenne, 01 avril 2015. Photo S.Sorbi

A l’aube d’une bonne saison de nidification de la Chouette de Tengmalm ?

Les dernières saisons de reproduction de la Chouette de Tengmalm en Wallonie ont été mauvaises et la dernière très  bonne année date de 2005.  La même tendance s’observe dans l’aire de répartition européenne de l’espèce ces dix dernières années (KORPIMAKI & HAKKARAINEN, 2012 ; RAVUSSIN, en prep. ).

Les bonnes populations de micromammifères constatées en automne et en hiver laissaient présager  une éventuelle bonne reproduction de la Chouette de Tengmalm.

La multiplication des mâles chanteurs observés en mars (de 30 à 50) semble confirmer une réponse positive de l’espèce à l’augmentation de ressources alimentaires.  De nombreux mâles chanteurs, parfois dans des zones où l’espèce n’est habituellement pas présente, ont été observés en province de Luxembourg. En province de Liège, dans les bastions habituels de l’espèce, l’effort de chant des mâles a été observé mais, semble-t-il, dans une moindre mesure qu’ailleurs. 

Il faut toutefois rester prudent lors des recensements de mâles chanteurs car ceux-ci chantent successivement à plusieurs cavités potentielles de nidification et peuvent donc être comptabiliser plusieurs fois.  La Chouette hulotte (Strix aluco) peut également émettre un cri, qui pour une oreille non avertie, peut parfois prêter à confusion.  Il n’est pas trop tard pour rechercher encore des mâles chanteurs mais ceux chantant encore actuellement sont pour la plupart des mâles n’ayant pas trouvé de partenaire.  Ces mâles célibataires peuvent s’exprimer tard dans la saison et même parfois en plein jour.

Répartition de la Chouette de Tengmalm en Wallonie au 03/04/2015

Il faut essayer de profiter de cette année plus favorable pour affiner la connaissance de l’espèce chez nous et en particulier sa dynamique de la population.  Deux questions principales se posent : 

  • L’effort de chant se traduira-t-il effectivement par une augmentation proportionnelle des cas de nidification ; dans la zone de répartition habituelle de l’espèce mais également dans les autres zones ?
  • D’où viennent ces mâles chanteurs qui se manifestent cette année ; s’agit-il de mâles locaux qui ne se manifestent pas lorsque les bonnes conditions ne sont pas réunies ou s’agit-il d’oiseaux venant d’ailleurs (le caractère nomade, voire invasionnel de l’espèce est bien connu) ?

Pour une tentative de réponse à ces questions, cliquez ici pour ouvrir un document pdf.

Merci aux différents observateurs et bagueurs ayant déjà fourni des informations. Nous ne pouvons que les encourager à poursuivre l’effort pour comprendre un peu mieux la dynamique de population de l’espèce.

Serge Sorbi

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