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Aves, 6/5 | 1969 | 158-168

  Centrale ornithologique Aves - Prolongation de l'invasion 1968 du Cassenoix (Nucifraga caryocatactes) (troisième période : décembre 1968 à novembre 1969).
Tricot, J.

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Résumé de l'article

L'invasion 1968 du Cassenoix sibérien (N.c. macrorhynchos) dans la partie wallonne du pays a déjà fait l'objet de deux publications antérieures couvrant les périodes de juillet à septembre 1968 (Aves, 5:146-156) et d'octobre et novembre 1968 (Aves, 5:184-188). Le présent article se rapporte aux mois qui font suite et se termine à celui de novembre 1969 durant lequel les derniers Cassenoix furent aperçus. La première caractéristique de l'invasion en est sa précocité. Contrairement à ce qui s'était passé lors des invasions précédentes qui débutaient au cours du mois de septembre, cette fois-ci l'apparition des premiers Cassenoix coïncide avec la fin du mois de juillet. l'importance de l'invasion dépasse de loin les normes habituelles d'un tel phénomène : plus de 400 observations durant la dernère décade d'août 196!, point culminant de l'irruption. Durant cette période d'apport et le mois qui suit, les oiseaux, répartis sur l'entièreté de la zone étudiée, sont animés par la recherche effrénée de nourriture et semblent bien présenter un comportement d'individus complètement épuisés. De nombreux cadavres sont découverts et dans certains cas, des comportements tout à fait anormaux sont observés. Durant l'automne, les Cassemoix, toujours disséminés régulièrement, se font progressivement de plus en plus rares. Leur comportement se stabilise; les oiseaux agissent en bonne condition physique et psychique. Durant l'hiver 1968-1969, les effectifs s'amenuisent encore. Il commence à se dégager une tendance à un certain sédentarisme dans les grands massifs boisés ardennais. Durant la période théorique de nidification, cette tendance s'accentue, alors que les effectifs, devenus minimes, semblent se stabiliser. La grande majorité des observations se rapportent à l'Ardenne, en s'y limitant quasiment aux grands massifs des zones continues forestières où prédomine le peuplement d'épicéas. La probabilité de cas de nidification n'est pas à exclure. Les dernières observations remontent au mois de novembre 1969. Le fait que l'espèce se soit maintenue durant toute - ou à peu près - l'année succédant à l'invasion proprement dite constitue également l'un des faits marquants.