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| Limicoles
à Longchamps (72 Bécasseaux minutes, 22 cocorlis, 7
variables,
35 Combattants) Octobre 96
Photo A. Joris |
Haut-lieu de l’ornithologie wallonne, ces
décanteurs
sont fréquentés par des dizaines d’observateurs de tous
horizons,
principalement au printemps et en automne. On l’aura compris : cet
endroit
est surtout réputé comme étant une halte pour de
nombreux
oiseaux migrateurs, tout en accueillant également quelques
espèces
nicheuses remarquables. Les limicoles
sont
définitivement la spécialité de ces
décanteurs
qui en ont déjà accueilli 36 espèces, mais
plusieurs
autres espèces comme les Guifettes noires,
les Mouettes pygmées ou certains anatidés
fréquentent
aussi l’endroit en nombres parfois impressionnants.
C’est en mars aussi que passent les groupes de Barges à queue noire, qui ne s’arrêtent pas toujours sur les bassins. Bécasseaux variables, Grands et Petits Gravelots, Chevaliers culblanc et gambette , Combattants (jusque 50-60 ex.) sont les limicoles le plus fréquemment observés. Les Grèbes castagneux rentrent au début du mois, ainsi que les Mouettes rieuses (100-200 ex.) qui commencent à devenir agressives autour du bassin qu’elles auront choisi pour accueillir la colonie. Si le niveau d’eau le permet, Bécassine des marais et Bécassine sourde seront observées tout le mois.
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| Guifettes noires à Longchamps Mai 96 Photo A. Joris |
Du côté des nicheurs, c’est l’effervescence : les mouettes , les foulques et les Grèbes castagneux couvent, les Goélands cendrés paradent et les Bruants des roseaux lancent inlassablement leur chant.
La migration se calme subitement dans la
deuxième
quinzaine du mois, surtout si le temps est au beau fixe, pour ne plus
laisser
que l’un ou l’autre chevalier attardé.
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| Chevalier
aboyeur à Longchamps Octobre 97
Photo A. Joris |
Alors que la nidification bat son plein, les premiers limicoles migrateurs en route vers le Sud apparaissent déjà à la fin du mois de juin. Ce flot de limicoles, composé exclusivement d’adultes jusque fin juillet, verra ses rangs gonflés puis remplacés progressivement au cours du mois d’août par les jeunes de l’année. En septembre, la quasi totalité des limicoles est en plumage juvénile. Les 6 espèces de chevaliers sont présentes en nombres parfois importants (jusque 120 Guignettes, 30 Sylvains, 25 Aboyeurs, 40 Culblancs) au mois de juillet, accompagnés de quelques Combattants et de Petits Gravelots (jusque 30 ex.), avec parfois une Barge à queue noire ou un Bécasseau de Temminck.
Les premiers bécasseaux apparaissent généralement après le 15 août et voient leur nombre augmenter progressivement pour culminer à la mi-septembre (jusque 80 Minutes, 31 Cocorlis, 15 Variables). A côté de ces 3 espèces communes, on peut espérer voir un Temminck, un Sanderling ou un Maubèche, ou pourquoi pas un Phalarope à bec étroit (9 observations à ce jour).
Des nombres impressionnants de Bécassines des marais ( plus de 100 ex.) sont souvent notés en septembre, ainsi que de beaux groupes de jeunes Combattants ( jusque 50-60 ex.) et quelques Grands Gravelots.
En plus des canards locaux accompagnés de leurs pulli, de beaux nombres de Sarcelles d’été sont souvent observés au mois d’août, ainsi que quelques Tadornes ( de Belon et Casarca ...) et le groupe local d’Oies cendrées qui d’année en année voit ses effectifs gonfler ( 25 ex. en 2000).
La Marouette ponctuée est présente chaque année en août-septembre, mais son observation dépend fortement de la présence de plages de boue bordées de végétation haute. Le Râle d’eau est aussi parfois observé aux mêmes endroits.
Du côté des passereaux, on peut espérer voir les buissons peuplés de migrateurs (sylviidés surtout) à partir du 15-20 août. Les alentours des petites roselières sont à surveiller car c’est là qu’on y trouve le plus de rousserolles, fauvettes et Phragmite des joncs. Une prospection attentive permettra peut-être de tomber sur un Torcol ou le rare Phragmite aquatique .
Mi-octobre signe la fin du passage postnuptial
et les derniers limicoles seront observés début novembre.
Les seuls à passer l’hiver sont les Bécassines
des marais et sourdes ainsi que le Chevalier
culblanc. Les décanteurs s’enfoncent alors dans leur
torpeur
hivernale dont ils ne sortiront qu’au mois de mars de l’année
suivante.
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| Marouette
ponctuée à Longchamps
Octobre 97 Photo A. Joris |
D’autres oiseaux moins rares mais néanmoins inhabituels ont également effectué une halte migratoire à Longchamps : Bécasseau falcinelle (2 obs.), Bécasseau tacheté (4 obs.), Oedicnème, Chevalier stagnatile (3 obs.), Sterne hansel (3 obs.), Héron gardeboeuf, Pipit à gorge rousse (3 obs.), Phragmite aquatique, ...voilà pour les plus rares.
Plusieurs migrateurs difficiles à trouver en Wallonie sont régulièrement observés ici : Marouette ponctuée, Tournepierre, Bécasseau de Temminck, Bécasseau sanderling, Echasse blanche, Phalarope à bec étroit, Guifette moustac, Mouette mélanocéphale, Mésange rémiz,...
Bref, un suivi régulier du site permet
assez
vite de tomber sur une surprise voire une rareté ce qui, en plus
des grands nombres de migrateurs plus communs, fait de Longchamps un
des
sites les plus courus par les observateurs wallons.
1- Les voitures seront garées DEVANT la moitié gauche de la grille automatique verte à l’entrée de la râperie, sauf en période de récolte des betteraves (fin septembre à décembre). Les deux battants de la grille sont alors ouverts 24h/24. Il faut dans ce cas entrer dans l’enceinte de l’usine et se garer dans le parking prévu.
2- Si la grille est fermée (c’est à dire entre 20h et 7h en semaine, toute la journée les W-E et congés annuels) il faut néanmoins se garer devant la moitié gauche de la grille et la contourner à pied par le jardin qui jouxte la droite de l’entrée de l’usine. On y entre par la petite grille verte que l’on prendra soin de refermer derrière soi.
3- Une fois correctement garé, vous voilà dans l’enceinte de la râperie, qu’il vous faudra traverser sur toute sa longueur pour accéder aux bassins. On arrive sur ceux-ci par le chemin en gravier qui monte sur les digues à partir de l’extrémité Sud de l’enceinte.
4- Quand vous êtes sur les digues, il est
important de ne pas sillonner les bassins dans tous les sens.
L’activité
humaine de la râperie sur les bassins est en fait
concentrée
sur une ligne qui correspond au chemin carrossable en gravier. Les
oiseaux
y sont habitués et dès que quelqu’un s’aventure sur les
digues
transversales, c’est la panique et tout ce petit monde décolle (
lorsque des grands groupes de canards décollent, ils tournoient
parfois plus de 20 minutes avant d’oser se poser à nouveau...).
Vous veillerez donc à ne pas quitter ce chemin ou son
prolongement
imaginaire si vous visitez les bassins du Nord.
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| Bruant ortolan à Longchamps Mai 98 Photo A. Joris |
Pour tout renseignement sur
les décanteurs de Longchamps et leur avifaune, ou si vous y
observez
une espèce inhabituelle, rare ou nouvelle pour le site, voici
comment
me joindre :
Antoine Joris Tél : 0478/621283, E-mail
: ajoris@hotmail.com