Recherche spécifique de l’Hypolaïs ictérine

François Exelmans – Zichem, juin 2015
Hypolaïs ictérine

Syliviidé migrateur transharien, l’aire de répartition mondiale de l’Hypolaïs ictérine (Hypolaïs icterina) occupe le nord et l’est de l’Europe, depuis le nord de la France jusqu’au-delà de l’Oural   (bassin fluvial est de l’Ob). Les indicateurs européens pour l’Hypolaïs ictérine montre une contraction de son aire de répartition vers le nord. Suite à la diminution des effectifs en France et en Allemagne, la Wallonie et plus particulièrement le Hainaut occidental  se situent à présent à la limite sud-ouest  de sa distribution mondiale. C’est pour cette raison, que la section Aves Mons-Tournai  vous encourage cette année à rechercher spécifiquement cette espèce en Hainaut occidental.

 

Haie vive propice à l'Hypolaïs ictérine. Pommeoreul
Haie vive propice

Habitat

Dans notre région, l’Hypolaïs ictérine recherche des biotopes semi-ouverts avec des arbustes assez touffus formant haie haute ou bosquet dense. Les peupleraies avec sous-bois répondent bien à ses exigences. Les bois mixtes clairs, parcs et grands jardins conviennent également ainsi que les plantations le long des routes et voie ferrées qui correspondent à ses biotopes.  

 

 

Chant

Le chant, remarquablement sonore et varié, est un véritable pot-pouri de notes rapides, distinctes, répétées  plusieurs fois (comme la Grive musicienne) et  entrecoupées d’imitation et de sons discordants comme le cri habituel qui est un té té houï nasillard souvent intégré au chant. Le houï  nasillard du cri est également émis seuls et est alors répétés à plusieurs reprises. Ce houi , facile à repérer, rappelle le son émis par un canard de bain lorsqu’il est pressé.

En clicquant ici, vous pourrez écouter le chant de l’Hypolaïs ictérine, une imitation  de Merle noir (1 :13) ainsi que  le cri nasillard typique de l’espèce (22 s, 36 s…).

Recherche sur le terrain

Présente à partir de la première décade de mai, c’est dès de la mi-mai qu’il faut rechercher cette espèce dans les habitats propices. Une fois les femelles rentrées et que les couples sont formés, le chant s’interrompra rapidement. Souvent caché dans la frondaison des arbres ou dans une haie haute et dense, l’ictérine est peu amène à se montrer, c’est par conséquent au chant ou aux cris qu’il faut la détecter.  Le chant particulièrement sonore rend la détection de l’ictérine assez aisée. Une recherche spécifique de cette espèce en Hainaut occidental est encouragée en privilégiant les communes dont les carrés atlas occupés lors de la période atlas  2001-2007 (voir encodage des données),  et en signalant également sa présence hors des carrés initialement retenus (contacter mons.tournai(at)aves.be pour ajouter les nouvelles communes).

Les absences de l’espèce constatées sur le terrain sont également demandées, à cette fin, le lien suivant permet d’encoder vos données « négatives »

Comment collaborer ?

En choisissant une entité via le site d’encodage et en prospectant les biotopes favorables, ou en encodant les données ponctuelles.

Encodage des données

Point de contact