Des sites semi-naturels...

C’est la répétition sur de longues périodes (des décennies) de pratiques agro-pastorales ou sylvicoles qui ont généré l’apparition progressive d’un couvert végétatif (flore) adapté à ces activités et aux divers autres contraintes ou facteurs du milieu.

Force est de constater que certains endroits où ces pratiques ont été entreprises des années durant sont devenus des milieux fort diversifiés et globalement riches en espèces (avifaune, herpétofaune, entomofaune).

La densité de population en Belgique et plus particulièrement dans et autour de Bruxelles n’a pas permis la survivance de milieux totalement épargnés par la main de l’homme.

Entretenir la persistance de milieu semi-naturels riches suppose une lutte contre la tendance naturelle de la forêt à reprendre ses droits ainsi qu’une veille quasi-permanente face aux risques récurrents d’eutrophisation de l’environnement, liés à des épandages d’engrais mal contrôlés ou à la pollution des eaux de surface.

Un autre danger à ne pas négliger est la tendance parfois difficilement contrôlable des promoteurs immobiliers à vouloir rabotter les derniers espaces libres de la ville pour y implanter logements ou bureaux...c’est pourquoi un statut de protection fort est le meilleur rempart contre de telles convoitises en pleine contradiction avec l’intérêt désormais compris par la plupart de développement durable et harmonieux.