Dates de recensements pour 2016 : Jeudis 23/06 28/07 et 25/08

Résultats du premier recensement national

Après un dernier recensememnt bruxellois en octobre 2013 (avec un total de 7805 individus), les ornithologues de toute la Belgique se sont retrouvés à trois reprises durant l'été 2015 pour un premier recensement national.   

Résultats :

 

  • 5 dortoirs à Bruxelles, les classiques : OTAN et Simonis, les récents : Ixelles et Forest, et un tout nouveau à EuroControl et un total de 9425 lors du comptage d'août.
  • 2 dortoirs en Wallonie : à La Louvière (Hainaut) et un petit nouveau à Grivegnée (Liège) et un total de 935
  • 11 dortoirs en Flandre : Diest, Heverlee, Wijgmaal, Machelen, Schoten, Ekeren (le plus important), Deurne, Merksem, Antwerpen-Kielpark, Gulegem, St-Truiden et un total de 467

Total pour toute la Belgique : 10827 ! soit toujours moins que le maximum observé à Bruxelles en 2012.  

La prospection se poursuivra cet hiver à la recherche des nouveaux dortoirs en particulier dans la région de Wavre.  N'hésitez pas à nous transmettre toutes infos sur le sujet.

On en parle même dans le soir ! Petit gazette du 26 juillet

 

 

 

Trois perruches nichent en Région de Bruxelles-Capitale

Évolution de l’indice points d’écoute entre 1992 et 2005
Évolution des effectifs aux dortoirs

La Conure veuve évolue lentement et de façon fluctuante; son effectif actuel est insuffisant pour qu’elle soit intégrée dans un suivi par points d’écoute.

La Perruche à Collier est présente à Bruxelles depuis 1974, lorsqu’une quarantaine d’individus furent relâchés afin d’agrémenter un parc animalier.

La Perruche alexandre n’est observée à Bruxelles que depuis 1999 ; sa population serait issue de quelques individus échappés de captivité. Les points d’écoute indiquent une progression fulgurante de cette espèce.

Les Perruches à collier et alexandre sont très proches (toutes deux appartiennent au genre Psittacula). Leur progression pourrait avoir une incidence sur la faune indigène. En effet, ces deux espèces nichent dans les cavités des arbres et une compétition avec les cavernicoles indigènes est redoutée.

L’évolution rapide des Perruches à collier et alexandre est non seulement suivie grâce aux points d’écoute, mais aussi par les comptages aux dortoirs que les deux espèces partagent. Ces comptages mettent en évidence une croissance d’abord lente de la Perruche à collier, puis l’accélération de son essor aux cours des années 1990.

A la fin de cette décennie, la Perruche alexandre commence à renforcer les effectifs dénombrés, mais elle est reste nettement minoritaire par rapport à la Perruche à collier. Pour celle-ci, le tassement suggéré par les points d’écoute apparaît également dans les comptages aux dortoirs (mêmes chiffres en 2007 et 2008).

Rapport technique d'impact des psittacidés en région Bruxelloise

Fiche technique de la perruche à collier et Alexandre (IBGE)

Fiche technique de la conure veuve (IBGE)

Espèces invasives : le cas des Psittacidés en Belgique. Incidences, évaluation des risques et éventail de mesures (Anne Weiserbs, AVES 47/1, 2010)

The great british parakeet invasion (petit film de la BBC sur la perruche à collier à Londres)

Archives du journal Le Soir - un article de 1990 et d'autres facilement disponibles de là

Brussels Psittacidae: impacts, risk assessment and action range (Anne Weiserbs, Science Facing Aliens Proceedings of a Scientific Meeting on Invasive Alien Species, 2009)

European network on invasive parakeets

Faut-il massacrer les perruches à Bruxelles (Anne Weiserbs, blog Aves, Octobre 2017)

Perruches, les dessous d'une invasion (archive Le Temps (Suisse), 2016)

Un peu d'art et d'histoire

Et quand la perruche à collier est-elle arrivée en Belgique ? Vraisemblablement, elle était déjà bien connue en 1436 comme en témoigne sa présence (et le réalisme du dessin) sur le tableau de Jan van Eyck, la Vierge du Chanoine Van der Paele.  L'enfant Jésus y tient dans la main une perruche à collier, cet oiseau étant censé pouvoir dire AVE ou un symbole marial et de l'âme humaine du chanoine remis entre les mains du Seigneur.  Une preuve en tous les cas de l'importance dans le commerce de l'époque de nos villes flamandes et du fait que l'attrait des animaux exotiques ne date pas d'hier.

 

Clin d'oeil

L'aire d'origine de nos perruches à collier s'étant sur une bande sous le sahara, depuis l'Ethiopie jusqu'au Sénégal et depuis les contre-forts de l'Himalaya jusqu'au sud de l'Inde ce qui explique leur résistance à notre climat hivernal.  Certains d'entre nous se plaignent de leurs cris, de ce qu'elles vident les mangeoires, ne laissant rien aux gentilles mésanges ou de l'état dénudé des arbres dans lesquels elles se regroupent la nuit.

Par contre, en Inde, on lutte encore pour sa protection en milieu naturelle contre son commerce illégal, avec pour preuve, cette publicité... même si dans certaines région, elle est responsable de dégâts considérables dans les cultures.

"Dites non au commerce d'animaux de companie illégal.  En dépit d'une interdiction total du commerce de toutes espèces d'oiseau indiennes depuis 1990-91, des centaines de perruches sont encore prélevées illegalement et commercialisées en Inde chaque année.  Elles sont capturées dans la nature et passées en contrebande dans les différentes régions de l'Inde.  Mettez fin à cette pratique.  Dites non au commerce d'animaux de companie illégal."

Avec, en image, une photo au nid de la perruche à collier.

Dans la culture indienne, le perroquet et en l'espèce, la perruche à collier est utilisé dans un tarot divinatoire très prisé dans le sud de l'Inde, le Kili Josiyam.  La perruche choisit une carte parmi les 27 disponibles, qui représentent une divinité hindoue, buddha ou la vierge Marie et Jésus enfant.  L'astrologue fera ensuite ses prédictions.   En nos temps modernes, des versions électroniques sont même disponibles !