Qu'est-ce qu'un point d'écoute ?

Répartition des points d'écoute

Hors période de recensement intensif lié à la collection de données pour un Atlas, les points d'écoute permettent un recensement régulier année après année.   Ils ciblent les espèces dont l'abondance est suffisante pour que des relevés ponctuels fournissent une indication pertinente de l'évolution de l'ensemble de leur population. Environ un tiers des espèces nicheuses en région Bruxelloises sont concernées.

Une centaine de points d'écoute sont répartis sur l'ensemble du territoire bruxellois . Deux relevés annuels sont effectués sur chaque station, le premier entre le 20 mars et le 20 avril et le second entre le 15 mai et le15 juin, ce qui permet normalement de déceler l'ensemble des espèces nicheuses communes, des espèces sédentaires au cantonnement précoce aux migrateurs tardifs.

Les relevés sont réalisés dans des conditions météorologiques favorables au cours des quatre heures suivant le lever du soleil. Chaque relevé consiste à inventorier tous les oiseaux vus et entendus pendant une période de 15 minutes, sans limite de distance. Une distinction est faite entre les oiseaux dont la nidification est certaine (nid, jeunes nourris), ceux manifestant des comportements territoriaux (chant, cris territoriaux,parades) et les simples contacts.

Le suivi par points d'écoute est le fruit d'un collaboration entre Bruxelles-Environnement-IBGE et AVES dans le cadre du Programme de Surveillance de l'Etat de l'Environnement Bruxellois.  Il regroupe quelques dizaines de volontaires de la section qui d'année en année retrouvent leur(s) site(s).  Entre 1992 et 2008, plus de 82 000 observations ont été ainsi enregistrées.

 

Rougegorge familier
Mésange charbonnière

A quoi ça sert ?

Pourcentage de présence des espèces communes

Grâce aux observations récoltées par les points d'écoute, on peut observer l'évolution de la densité des espèces les plus courantes de la région Bruxelloise.

Quelques exemples :

  • Pour la vingtaine de petits passereaux typiques nos jardins bruxellois, la tendance varie d'une espèce à l'autre.   6 espèces augmentent (tel le rouge-gorge, la mésange bleue, la mésange nonette, la mésange charbonnière), 9 diminuent (tel l'accenteur mouchet, le moineau domestique, la mésange boréale) et 5 sont stables (tel le troglodyte mignon, la fauvette à tête noire, la mésange à longue queue)
  • Les corvidés et les colombidés, opportunistes, savent profiter du milieu urbain et de la haute densité humaine.  Plusieurs sont en augmentation (pie bavarde, corneille noire, choucas des tours, pigeon domestique).  Les éliminer n'est pas une solution.  Il faut par contre limiter le nourrissage (mangeoire uniquement adapter pour les petits passereaux, pas de pain)
  • Un suivi plus particulier des espèces cavernicoles permet d'évaluer la compétition possible avec les perruches toujours en plus grand nombre ainsi que des mesures spécifiques de protection (vieux arbres, arbres à cavités...).  Dans l'ensemble, les résultats sont plutôt bons : la moitié des 18 espèces cavernicoles sont en augmentation, 6 espèces étant stables et 3 seulement étant en déclin. Ces résultats encourageants sont issus d’un contexte actuel particulièrement favorable lié à l’abondance de vieux arbres.