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Aves, 40/1-4 | 2003 | 118-119

  Schémas migratoires de Cigognes noires (Ciconia nigra) de la République Tchèque obtenus par télémétrie satellitaire et VHF
Bobek, M., Simek, J., Pojer, F. & Peske, L.

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Résumé de l'article

Six mâles et quatre femelles adultes accompagnés de six jeunes, mâles et femelles, ont été équipés d’émetteurs satellites (PTT) et VHF, en République Tchèque, en 1995-2000. Tous les oiseaux, excepté un jeune, étaient membres de familles entièrement équipées de balises. Toutes ces cigognes (sauf décès ou dysfonctionnement de l’émetteur) ont passé l’hiver en Afrique, dans une large bade s’étendant au sud du Sahara; un seul oiseau a hiverné dans le sud de l’Espagne. Une partie au moins du trajet migratoire de quatre adultes a été régulièrement suivi, tandis qu’un oiseau a même été suivi pendant quatre années consécutives. Les cigognes porteuses de balise ont utilisé les deux voies migratoires principales, à savoir, celle du sud-ouest, par le Détroit de Gibraltar (6 adultes, 1 jeune), ou celle du sud-est, par les Détroits du Bosphore et des Dardanelles (4 adultes). Une jeune cigogne a essayé de migrer par la Péninsule italienne, malheureusement elle a été abattue en Calabre, après avoir atteint cette région en traversant la mer adriatique depuis la Croatie. Les cigognes quittent leur région de nidification au cours d’une période assez longue qui s’étend de la mi-août à la mi-septembre et arrivent dans leurs quartirs d’hiver, en Afrique sub-saharienne, de septembre jusquu’à début décembre; la migration en elle-même dure 5 à 15 semaines. Les jeunes quittent leur région natale indépendamment de leurs parents; néanmoins, il est plus que probable que, dans au moins un cas, frères et soeurs aient quitté ensemble cette région. Les deux membres du couple quittent leur zone de nidification et migent séparément, en empruntant même des voies migratoires distinctes. En Europe et en Asie, les oiseaux qui migrent par la voie sud-est ont une vitesse de croisière plus lente, s’arrêtent davantage, pour quelques jours voire quelques semaines et mettent donc plus de temps (principalement dans la péninsule des Balkans), que les cigognes emruntant la voie sud-ouest. La migration sur le continent africain est plus rapide et, lors de la traversée du Sahara, des distances de plus de 400 Km par jour ont quelquefois été notées. L’influence négative de conditions météorologiques adverses sur le cours de la migration a été à maintes fois vérifiée: par exemple, la traversée retardée des Pyrénées ou quelques centaines de km de migration inverse en cas de tempête de sable dans le déser du Sahara. Les cigognes équipées de balises plusieurs années consécutives ont montré une grande fidélité au site d’hivernage. Néanmoins, certaines années, leur trajet de migration n’était pas identique (par exemple, traversée des Pyrénées à l’est ou à l’ouest). Les cigognes quittent leurs quartiers d’hiver entre la mi-février et la fin du ois de mars et atteignent leur site de nidification entre fin mars et fin mai; la migration en elle-même dure 5 à 10 semaines. De même qu’en automne, de plus longues haltes ont été enregistrées en Europe et en Asie. La plus courte et la plus longue distances enregistrées entre les territoires de nidification, en Europe et d’hivernage, en Afrique, sont approximativement de 5.000 km (Afrique de l’Ouest) et 7.000 km (Nigeria via la voie sud-est). La plus grande menace qui pèse sur nos cigognes est l’abattage illégal (trois d’entre elles abattues respectivement en France, en Italie et en Espagne). Le mansue de sites à perchoirs, contraignant les cigognes à se reposer à terre et donc à s’exposer à d’éventuels prédateurs, semble la principale menace durant la migration en Afrique.

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