Aves, p�le ornithologique de Natagora

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Aves, 8/2 | 1971 | 41-55

  Différence d'intensité de migration entre la zone côtière belge et l'intérieur du pays, vue par radar.
Louette, M.

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Résumé de l'article

En fonction des considérations qui précèdent, nous pouvons donc admettre une indépendance dans les modalités des migrations survolant la côte ou l'intérieur du pays. Nous ne possédons pas encore assez d'arguments valables pour expliquer la signification biologique de cettz différence. Une telle interprétation exige de nouvelles observations, au radar et sur le terrain, en ce qui concerne les données quantitatives principalement. Divers auteurs se sont penchés sur l'étude des causes influençant la répartition de la migration en rapport avec un territoire donné. Ainsi, Lowey et Newman (1966) confirmèrent à l'aide d'observations visuelles en Amérique du Nord que les migrateurs diurnes suivent certains éléments propres au terrain et sont notamment guidés par les côtes. Cette même constatation fut aussi établie, pour des Passereaux, aux Pays-Bas (voir notamment Gruys-Casimir, 1965; Tinbergen, 1967) dans des régions voisines de la nôtre. Les caract"ristiques auwquelles conduisent ces travaux mènent à déduire que la région étudiée par nous n'est certainement pas occupée de façon homogène par les déplacements d'oiseaux, ce qui expliquerait le mode de dispersion des échos sur l'écran-radar. Cette conclusion se trouve en contradiction avec les études de Rabol et de Nisbet mentionnées au chapitre 2.3.2, où les auteurs supposent une répartition homogène liée au caractère uniforme des régions côtières. En tout état de cause, ces faits soulignent la prudence que requiert l'interprétation des secteurs-pilotes comme base d'estimation du territoire total. Les études en la matière impliquent, outre une connaissance détaillée de la composition des populations, une documentation précise relative au nombre de migrateurs évoluant au cours de la journée. En ce qui concerne notre terrain d'études, nous estimons donc plus judicieux d'attendre l'apport de données complémentaires (radar et visuelles) avant de conclur à la délimitation d'unités territoriales offrant un caractère homogène dans le temps ainsi que dans l'espace.