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Aves, 10/1 | 1973 | 2-18

  La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) en Lorraine belge.
Moïs, C.

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Résumé de l'article

Notre étude avait pour premier but un recensement quantitatif de la Pie-grièche écorcheur en Lorraine belge. Il nous a paru intéressant d'y adjoindre une recherche des conditions écologiques exigées par cette espèce dans le pays d'Arlon. Nous avons donc réalisé d'une part une synthèse des données estivales de 1969 à 1972 et, d'autre part, une prospectio et une étude systématique des sites de nidification dans un rayon de 10 Km autour d'Arlon. Nous avons ainsi dénombré 64 points de Lorraine où a niché la Pie-grièche écorcheur. Ceux-ci se répartissent inégalement sur le territoire, avec une prédilection pour le cours supérieur des petits affluents de l'Attert, de la Vire et du Ton. Dans le pays d'Arlon, à lui seul, nous avons recensé 38 couples. L'étude des biotopes occupés nous a permis d'en déduire les caractères typiques pour la région. Enfin, nous avons signalé quelques particularités du comportement dont la plus intéressante est, sans conteste, une preuve d'une seconde ponte normale. La Pie-grièche écorcheur est donc un nicheur régulier en Lorraine belge, surtout abondant dans le Pays d'Arlon. Ses effectifs sont stables et ne semblent pas être menacés dans l'immédiaat tout en pouvant fluctuer d'une année à l'autre. Il semble de plus que la fidélité au canton de nidification ne soit pas une règle générale. Le projet de remembrement des terres agricoles amènerait certainement la création de cultures et de pâturages extensifs avec, pour conséquence, une banalisation du paysage. C'est là, à notre avis, le principal danger qui guette le maintien de la Pie-grièche écorcheur. Nous avons ainsi répondu au souhait que formulait Tricot en 1967. Pour notre part, nous ainerions que ce travail ne reste pas sans suite. Il serait intéressant d'approfondir l'étude du comportement, notamment de relever la fréquence des secondes nichées et la proportion de réoccupation des cantons. L'évolutionde la population mériterait aussi que l'on s'y intéresse. Enfin, l'établissement du staut de l'eespèce en Lorraine française et en Ardenne belge permettrait d'intéressantes comparaisons.